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Champignons – Première Capsule

Chronique: no 1. album et groupe – Champignons

Titre: Première Capsule. ( GG1)
Compagnie  : production: Les Jeunes Artistes
Associés Production: Promotion Giguère-Gauthier
Enregistré au studio : D.S. Pantis – Octobre 1972

Par André Beaudouin

Je suis chez moi avec Géo et on discute de l’album du groupe Champignons et je lui dis: il y a toute une construction musicale derrière ce projet, entre autres d’apporter un style prog défini avec des yeux et oreilles de pseudo professionnels venus de toutes les couches de la société, même religieuses. Donc, avec cette chronique nouveau genre je vais revisiter un album dans la discographie de Géo avec une approche sur les styles créés par ces groupes, connus ou moins connus. mais qui ont fait naître d’autres groupes très très bien connus aujourd’hui. Avec les années, je me suis plutôt concentré sur l’écoute et la composition des albums rock, pop, rock prog, dance, blues, jazz, folk, toutes formes d’expressions musicales, techno et plus. Je vais avec vous partager mon autopsie d’un album dans les tiroirs oubliés de la collection de Géo qui trop longtemps a été en hibernation et je l’espère, saura susciter une prochaine écoute inattendue de votre part. En souhaitant, vous faire apprécier le diagnostique de l’humble chirurgien que je suis.

 

Musiciens :  Émile Naud : sax, flûte et chant
Alain Vincent batterie : voix de soutien
Alain Lavallée : basse et voix de soutien
Daniel Maillette : orgue, piano et voix de soutien
Jacques Paradis : guitare rythmique
Alain Charette : guitare soliste, harmonica et voix de soutien
Durée de l’album, 38 minutes 91 sec.

 

Pour dire vrai, l’approche musicale de cette formation qui était à ses débuts, une formation pour Messe à GoGo, s’est dirigé plutôt vers une autre approche qui se tourne vers un son psychédelique-prog qui est directement lie à l’expérimentation et à l’utilisation d’instruments. Délires sonores des morceaux, improvisation importante avec de longs solos de guitare et une utilisation de la distorsion, une nouvelle façon d’utiliser la pédale wah wah. Des sessions de batterie avec comme thème quelques performances imprévisibles mais très efficaces pour la circonstance et la démarche musicale qui est propre aux inspirations du groupe.

Face 1 : titre  Dynamite. (durée 3:31)
On reconnaîtra l’inspiration directe de la musique dite psyché-rock, une certaine messe pour les temps présents (moderne). Un groupe que l’on peut dire québécois qui avait un style similaire musicalement au Ville Émard Blues Band. Imaginé et dirigé par Maurice Béjart .

Le ghetto Noir.  (7:15)
Offenbach ouvrirait ses oreilles, la ressemblance y est présente (Câline de doux Blues), le rythme à la Vic Vogel comme En Fusion, oui on peut le dire, à l’écoute, pour les textes et pour la voix, on peut les identifier à notre Plume Latraverse national.

Rêve futur  (6:01)
Un groupe de musiciens connus comme Morse Code avec La Marche des Hommes, aurait très bien pu interpréter Rêve Futur, et allez, pourquoi pas penser à Un Incident à Bois-des-Filions de Beau Dommage avec cette histoire qu’il ont choisi. Le rythme sur cette pièce avec des paroles qui se mélangent dans un amalgame sonore vaut la peine d’être écouté.

Le train  (3:08)
À vrai dire, une flûte qui apporte un vent de liberté comme Harmonium le faisait si bien et qui a même su le perfectionner comme dans plusieurs de leurs grand titres. Une forme de conception musicale qu’il faut dire très souvent reprise par d’autres groupes de l’époque, comme UZEB, jazz entraînant à un OCTOBRE du style festif. C’est l’une des pièces la plus courte de l’album, dommage.

Face 2: titre Le Chateau Hanté  (durée 11:30)
Ils n’auraientt jamais interprété dans une église cette pièce qu’Offenbach, eux aurait très bien pu le faire dans leur répertoire à l’Oratoire. Même atmosphère, une sorte d’écriture à la Raoul Duguay et musicalement fait par Jean-Leloup qui révolutionne à la Charlebois. Pour terminer avec quelques touches à la Time de vous savez qui! pour terminer le tout. Bravo.

Folies du Mercredi  ( 6:26)
Des envolées, que ce soit des percussions, des cuivres, du piano et bien sûr des guitares qui apportent pureté tout en étant très solide. Une performance de groupe comme Maneige sur l’album (Ni vent- Ni nouvelle, 1977) qui fait d’un 11 Juillet (pièce sur le même album), une belle suite à Folies du Mercredi. De vraies performances (comme En Fusion). À vous de voir et d’écouter.

PoP-Pino (1:34)
Performance d’une intro à la Tante Lucille mélangée à 10 moutons, on s’est bien amusés (1:30), qui aurait pu
être partagée dans tout l’album à mon avis.

Aujourd’hui, ce que nous laisse comme héritage ces groupes de musique underground-nouvelle vague, a par la suite été employée à profusion par tant de nouvelles formations que ce soit de folk, blues, jazz, métal, hard, rock Prog, etc. : un guitariste virtuose, une voix plus ou moins lyrique presque crue et une alternance d’ambiances acoustiques (riffs) et de sections de cuivres qui s’harmonisent avec tous courants musicaux.

Pour terminer cette autopsie du seul et unique album de cette formation, des musiciens qui ont développé un Rock Prog expérimental en occultant le tempo, la mélodie disparaît au profit d’une musique bruitiste, performante et d’ambiance fait de guitare dans une sorte d’hymne à la distorsion et la réverbération. Cela a résulté d’une démarche expérimentale qui préparait sans doute le chemin d’une génération de ROCK dit PROG.

7 / 10 pour mon appréciation.

note de Géo: J’ai récemment vendu a André, un collègue du temps de Hotel Nelson, ma collection vinyle des années 70. Çà ne pouvait pas tomber entre meilleures oreilles! André a eu la brillante idée de revisiter ces albums qui ont illuminés mes 20 ans. Et j’en suis honoré!

BANNIÈRE: MURIEL MASSÉ
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

1 Comment

  1. larry todd

    6 octobre 2019 at 11:32

    bravo a toi

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