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AraPacis – Paradox of Denial

ARAPACIS, Paradox of Denial
9,5 sur 10

Analyse par Ricardo Langlois

 

 

Jusqu’ici, le Royaume du métal avait des maîtres et des serviteurs de classe. Ici même au Québec avec Voivod, Anonymus et Neuraxis. Mais mon Royaume accueille un nouveau membre qui s’ajoute : AraPacis. La voix de Shelle Macpherson rappelle celle de Lacuna Coil. La beauté de son timbre de voix combine le chant mélodique et le scream (Propaganda Messiah) en est une forte démonstration.

AraPacis est aussi le souffle et la guitare de Jerry Fielden. Explorateur doué pour le Blues (sur Dirty Soap), il dépeint en un rien de temps d’étranges fantasmagories.

 

Comment dépeindre Paradox of Denial? La carte des contrastes… Décrire le paysage de notre société avec des lignes de guitare omniprésentes suivis de développements méditatifs. Les effets de claviers à la Emerson Lake and Palmer. Tout cela me séduit parce qu’il y a ce que j’appelle le métal progressif avec le spectre du métal extrême. La voix de Shelle Macpherson me semble multidimensionnelle, comme si elle avait 2 ou 3 registres dans la même chanson. Sur Devil’s Prince c’est Jerry Fielden qui étonne (le chanceux qui a déjà jammé avec Frank Marino et joué aux côtés de Vince Marino de Mahogany Rush) .

Curieusement, il n’y a jamais de longueurs. Le chant théâtral y est pour beaucoup. Parfois on reste dérouté, surpris, sans mot. Comment être aussi intense sans tomber dans la caricature. Je pense aussi que les fans de Cradle of Filth pourrait y trouver leur compte. Une impression comme ça. J’insiste aussi sur l’énergie brute des compositions. La production est irréprochable, le son puissant, les arrangements somptueux. L’aspect prog et le coté obscur sont bien illustrés dans la pièce-titre. Comme si ce n’était pas suffisant (guitare acoustique et électrique, tablas, alto, violoncelle, harpe celtique et synthétiseur) apparaissent tour à tour comme un feu d’artifices. À la fin du morceau épique, la guitare puis les claviers qui me rappellent le meilleur d’ELP. Honnêtement je ne me lasse pas d’écouter cet album. L’imagination fait place à un sentiment de plénitude. Comment fait-on pour jouer sur plusieurs registres tout en étant original et moderne? Comment rester humble en étant un artiste (un band) original? Comment élaborer un tel générique? Des invités qui s’ajoutent comme David Stone (claviers, Rainbow et Max Webster), Lorrie Snyder (Montreal Blues), Steph Honde de Di Anno (oui, l’ex-Iron Maiden)… AraPacis ressemble à un poème de René Char. Il semble que l’on connait toujours à mi-chemin du commencement et de la fin du monde. Nous grandissons en révolte ouverte.

Je vous ai présenté ma façon de voir le groupe et j’ai la prétention de vous dire qu’ils ont les clés du Royaume du Métal9,5 sur 10

Notes de l’auteur
Pour plus de détails, consultez les sites ; Arapacis.com ou arapacismtl.bandcamp.com. Je tiens à remercier Junior Picard pour ses précieux conseils. Finalement, le poème cité est de René Char, Les Matinaux, NRF Gallimard.

BANNIÈRE: THOMAS O SULLIVAN
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

1 Comment

  1. larry todd

    12 septembre 2019 at 7:14

    bravo,,,j aimerais bien voir en show, tenez nous au courant,,merci

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