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Guy Bélanger Eldorado

Guy Bélanger – Eldorado, Étiquette Bros,
0ctobre 2019.
9 sur 10

Texte : Richard Bolduc               Photos/vidéos : Muriel Massé

Pour faire suite au reportage sur le lancement du nouveau disque de Guy Bélanger au Lion D’Or le 1er décembre dernier, je vais vous parler de l’album d’un gars qui a du talent, donc beaucoup de bonne musique qui ne demande qu’a être écoutée par le plus d’amateurs possible. Le nouvel album de Guy Bélanger, Eldorado paraît 2 ans après l’hommage à son chum Bob Walsh, Trace And Scares. Contrairement à l’album précédent où la musique de Bélanger était marquée par le spleen de la perte d’un ami de longue date, le lumineux Eldorado est plus ‘up la vie’, je dirais.

La pochette me fait penser à l’image de quelqu’un qui roule sur une longue route désertique par une journée torride en décapotable le volume de la radio au ’bout’, qui voit le soleil et la montagne accompagné par un sourire lumineux dans le visage. C’est juste mon interprétation de la pochette. À l’intérieur, on peut lire des anecdotes pour chacune des chansons et ça, j’adore. Comprendre le pourquoi de ceci ou cela, ça devrait toujours être comme ça. Bravo ! Il y a aussi deux  photos de Guy, une de son band et une de sa chorale parisienne de jeunes harmonicistes. Il y aussi deux belles photos prises peut-être dans un bar aux USA lors d’un voyage ou ici à Montréal, qui sait? Les remerciements d’usage sont bien sûr présents. L’enregistrement est superbe, la prise de son est bonne et dans mes écouteurs ça sonne vraiment bien. Un beau gros son chaud comme j’aime. On entre maintenant dans le vif du sujet, la musique!

L’album débute avec l’instrumentale Carving The Wind. L’harmonica se lâche lousse ici sur un bon fond blues rock endiablé! Le groupe est bien soudé et ça sonne! Ça part bien pour avoir du plaisir pendant les 50 minutes que dure l’album.

Bright Side of The Road de Van Morrisson suit et Guy chante avec une bonne voix solide, juste un peu rauque ce qui donne une couleur bluesy et avec un chœur en arrière plan! On aime ça! Le solo de guitare est juste bon. Un bel échange guitare/harmonica aussi. Le groupe est soudé et ça s’entend.

La 3ème chanson est la pièce titre de l’album, Eldorado. On se retrouve ici en plein cinéma! J’aime le cinéma et on peut imager la musique avec le film de son choix. Un film de Louis Bélanger peut-être ?

When Will I Know est un blues de facture classique avec une belle présence de l’orgue qui apporte une couleur fortement bleu. Beau solo de guitare encore ici. Ma préférée en cette saison automnale.

Wicked part sur les chapeaux de roues avec sa basse groovy et Guy embarque avec sa touche tout en laissant la place à la guitare. Je la trouve super celle-là car elle est très ouverte, beaucoup d’espace. Un belle chanson différente. Elle se devait être sur l’album.

La balle de foin roule sur le gazon jauni par le soleil de plomb. On dirait que l’homme assis sur son balcon est là depuis toujours. Je me laisse aller à mon imagination et vous pouvez le faire aussi. Bienvenue dans Hummin’, un blues classique qui se laisse écouter facilement pour tout amateur de blues.

Ganga, 7ème pièce qui aurait pu tout aussi bien débuter l’album car elle a tout pour cette position selon moi. Elle a un petit coté funky que j’adore avec la basse solide de Marc-André Drouin, suit ensuite un excellent solo de guitare de Robert MacDonald qui laisse par la suite toute la place à l’harmonica inspiré de Guy Bélanger. Une de mes préférées celle-ci!

Sign of The Time. Prince sur un album de Guy Bélanger? Oui oui, vous n’avez pas rêvé. En plus, Bélanger ne chante pas sur cette chanson mais bien son ami Mathis Haug rencontré à Paris lors d’un festival là-bas qui interprète sa version personnelle de cettte chanson. Je l’aime beaucoup, la voix de Haug me fait un peu penser à Leonard Cohen. Ça donne un bel effet.

Hope and Faith. En sachant le contexte où Guy Bélanger est arrivé à Paris au lendemain des attentats du Bataclan pour une série de concerts. Pas un bon ‘timming’ mettons. Il y avait une chorale d’harmonicas composée d’enfants pour son premier concert. L’atmosphère était pour le moins tendue. Surtout que les enfants ressentent encore plus les choses. Mais selon ce qu’il est écrit à l’intérieur de la pochette, le concert pour le Festival de Blues sur Seine a été un franc succès et les enfants ont surmonté leurs craintes et comme il le dit lui-même, pour faire un pied de nez aux briseurs de rêves. Je n’aurais pas pu dire autrement. Cette chanson est remplie d’émotions, de tristesse et de force. Elle donne place à l’émotion vécue après  cet attentat. Guy Bélanger sait nous faire sentir les belles et moins belles histoires de la vie à travers sa belle musique.

Four Little Words (We Need To Talk). Je la trouve relax celle-ci. Avec sa voix trafiquée comme pour avoir un son vieillot, elle est un peu lounge à mon avis. Elle s’écoute bien, un verre à la main je dirais, confortablement assis dans un bon fauteuil par une belle journée tranquille.

Stillwater. 11ème et dernier titre de cet album. Une instrumentale qui devrait être jouée en spectacle pour sûr. Une belle façon de terminer l’album en laissant toute la place à l’harmonica et la belle guitare de Robert MacDonald. Mentions à Marc-André Drouin à la basse et Michel Dufour à la batterie qui tiennent le rythme de belle façon tout au long de l’album. Et les invités qui ont apporté leur couleur à la musique.

J’ai eu le plaisir de vous parler de ce disque de Guy Bélanger, un album que je vais écouter souvent dans le temps. Mais en parler n’est pas assez, allez l’écouter et faites vous votre propre opinion. Le Québec regorge de talent, encouragez-les !!

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

4 Comments

4 Comments

  1. Geo Giguere

    23 novembre 2019 at 11:07

    Un duo par excellence! Texte Bolduc, images Massé ! cest Belanger qui est gagnant la dedans. Eldorado, presque un chef d’oeuvre!

  2. Sylvain Chartrand

    24 novembre 2019 at 1:23

    Ca donne le goût d’aller l’acheter aujourd’hui même.

    • Rick

      24 novembre 2019 at 2:29

      Merci. Gâte-toi Sylvain, il est vraiment bon. Ce disque de blues mérite d’être découvert. De calibre international.

  3. larry todd

    25 novembre 2019 at 8:02

    J était présent au Lion d or,, quelle belle piece de so nouvelle album, en autres nous a t il performé, ton texte réflete bien la réalité, a la basse Marc-André Blouin, comme tu le souligne hors-pair, j ai discuté avec lui, lui soulignant que autant par son style , et son image, il me rappellais Pete Townshend( The Who), et bien, ils ma répondu que plusieurs personne lui avait déja dit cela, bravo Richard, et toute l équipe

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