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Spooky Tooth The Mirror 1974

Spooky Tooth The Mirror, 1974 
Ma chronique d’autopsie d’albums revisités pigés dans la collection de Géo Giguère
Chronique No: 2

Par André Beaudoin

 

Bien sûr, ce n’est pas leur tout premier. Groupe classé comme progressif rock, hard-rock et aussi du style psyche-rock british (blues) mais en bref, il fut problablement l’un des groupes les plus marquants de la période blues-rock anglais à la fin des années 60, les sixties.

La formation se composait à l’époque de Mike Harrison (piano et chant), Gary Wright (orgue et chant), Luther Grosvenor (guitare), Mike Kellie (batterie) et Greg Ridley (basse et chant). Pour dire vrai, à cette époque le chanteur Mike Harrison rivalisait, on se souvient entre autres, avec de très bons chanteurs. On n’a qu’à penser à Joe Cocker, Rod Stewart (avec Jeff Beck Group) etc. Sans compter aussi Gary Wright, compositeur de talent qui rejoint et forme le groupe avec la complicité de Luther Grosvernor en 1967.

It’s all about, premier single (1967). Le coeur de Londres vit au rythme des sons de groupes en devenir et Spooky Tooth est sans contredit l’un de ces groupes les plus populaires dans les clubs anglais. Dès 1969, d’autres groupes anglais s’intéressent plutôt à un style classique, Procol Harum, Deep Purple vont même enregistrer avec orchestre symphonique! D’autres par contre, explorent plutôt la musique contemporaine comme Soft Machine, Pink Floyd ou Mother of Inventions du maître Frank Zappa. Spooky Tooth, n’est pas en reste, car pour eux, dès la fin 1969 et début janvier 1970, ils se tournent vers une musique contemporaine et collaborent avec le grand compositeur français de musique électronique qui est Pierre Henry (1927-2017). Ce qui en résultera, c’est l’album Cérémony qui selon les dires des membres du groupe, sera un fiasco absolu et scellera la fin de la collaboration entre Gary Wrigth et Luther Grossvenor.

De 1968 à 2009, la formation aura changé de musiciens à plusieurs reprises. Puisque, plusieurs membres quittent et d’autres se grefferont comme en 1973, Mike Jones (futur Foreigner) les rejoindra de 1973 à 1977. Le groupe se sépare en 1974 et se reforme en 1998 et ce jusqu’en 2009. Et comme on dit, l’ultime line up, on retrouvera bien sûr Mike Harrison, Gary Wright, Steve Farris, Shem von shroeck et Tom Brechtlein.

Ils auront alors à leur discographie une production de 11 albums dont leur tout dernier en 2009 Lost in my dream, une anthologie de 1968-1974. Revenons à nos moutons comme dirait l’expression. L’album THE MIRROR (1974) sera l’autopsie de ma chronique revisitée et je l’espère, saura bien définir ce groupe de la nouvelle génération de blues-prog-rock qu’était Spooky Tooth.

Musiciens et instruments:
Gary Wright : Chant, choriste, Piano, Clavecin, orgue et Synthétiseur.
Mick Jones : Guitare, Percussion et Choriste.
Mike Patto : Chant, choriste, Piano Électrique, Batterie et Percussion, Clavecin et Orgue.
Bryson Graham : Batterie et Percussion.
Val Burke : Basse Guitare, Chant , Choriste.
William Elliot et R. Purvis (Kyle) : Écriture.

Face A:

1 : Fantasy Satisfier. Durée . 4:37 (M.Jones, G. Wright)
Et voilà l’ouverture est faite Oupppsss!! Un Kiss Album que je ne connaissais pas? Non non on reconnait très justement Gary Wright même si ils ont introduit Mike Jones comme dit-on en bon anglais backing vocals sur l’album. C’est cette sonorité vocale qui quelques fois ressemble à la Phil Collins, un petit Selling by The Spooky Tooth!

2 : Two time Love. 3:30 (M.Patto, M.Jones,G.Wright)
Brian Johnson (ACDC) ha! Le petit coquin, que fait-il là lui, il avait sûrement reçue une dose de Deep pourpre (sniffé) ou je me suis trompé d’organe, mais habituellement je suis le concept et c’est ça que j’entends.

3 : Kyle . 3:46  (G.Wright, W.Elliot, R.Purvis)
Là, je ne sais plus quoi est quoi, là c’est Kenny Rogers qui a offert son aide à Gary ? ATTENTION c’est W. Elliot et R. Purvis. Deux nouvelles injections sans le savoir de Gary était-ce vraiment nécessaire à ce moment de l’autopsie tout allait bien depuis l’ouverture mais combien de formations ont utilisé cette manière de faire arriver (l’infirmière) de tes rêves qui vient on ne sait où, sauver le tout faisant pression sur la plaie ouverte inutilement, bon.

4 : Woman and Gold. 3:46  (G.Wright)
L’infirmière a été virée, on bouge un peu sur place, un bon blues rock digne d’un très bon blues rock prog à ce stade on ne coupe rien, on ne déplace aucun organe tout y est, on écoute.

5 : Higher Circles . 5:23  (G.Wright)
IL y a quelqu’un qui m’a joué un tour en déplaçant mes outils d’audition personnels, Earth Wind and Fire c’est une farce? Faut rire, on ne change pas l’organe de ce groupe qui est prog blues, rock avec le corps qui reprend tout le long de la chirurgie et qui se stabilise à la fin de ce moment par un Tangerine Dream à la Jean Michel JARRE le rythme est correct.

Face B 

1 : Hell or High Water. Durée. 5:08  (M.Patto, G.Wright)
Infusion d’une substance sonore de comédies musicales; Hair, Tommy et autres, la Boxe Voice fonctionne à merveille à cette deuxième étape de la greffe et tout va très très bien. Oh, petite visite encore de Mr Frampton c’est correct, la transfusion est réussie et la voix emboîtée suit son rhtyme Tubular Bell ( Mick Olfield) vient faire une petite hémorragie sans conséquence.

2 : I’m Alive. 4:12  (G.Wright, T.Wright)
Voici la populaire qui arrive, prête pour une chirurgie d’un jour, en 1974 mais qui restera encore aujourd’hui comme une réussite de diffusion dans les veines radiophoniques comme une réussite commerciale….$. En passant, (Foreigner ) Mike Jones de 1973 à 1977 on sang (sent) la chimie du futur.

3 : The mirror.  5:21 (M.Patto, M. Jones, G.Wright)
Pièce qui doit être forte car elle véhicule tout cet amalgame de styles d’hier à aujourd’hui que l’on pense à Kansas, Moddy Blues (blues rock ???? ). Et, pourquoi pas une injection de Doobie Brothers. Bon, à bien y penser, nous avons très bien compris, le corps est terminé.

4 : The Hoofer  3:67(M.Patto)
Patto a vraiment reçu une greffe de Joe Cooker et de Ray Charles en même temps pour cette voix rauque (à la blues). Bien sûr et sans s’en rendre compte, un bon blues rock (à la touche prog). Avec ces infiltrations, le résultat devrait être bon, si toutefois tous les morceaux tiennent bien ensemble jusqu’au prochain album?

Le Rock Progressif se construit sur des enrichissements de blues rock anglais à la Eric Clapton et Mick Jagger même si cette formation était déjà très vivante en 1967. Ils nous transportent vers un rock progressif au niveau de la World Music vers les années 73-74,

Spooky Tooth est un groupe très populaire dans les clubs anglais, il se dirigeront vers un style contemporain, un groupe très ambitieux. Pour terminer mon autopsie revisitée de Spooky Tooth, ces musiciens dont un certain nombre qui découvrent
les joies des substances. Herbes ou le LSD et au même moment ces mêmes musiciens cessent de jouer du rythm’n’blues et se dirigent vers un bon blues rock (prog) et de jouer alors leurs propres idées. Cette période intense et inventive apportera la création de groupes comme Procol Harum family, Soft Machine, Pink Floyd, Traffic et Spooky Tooth bien sûr! 

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

1 Comment

  1. larry todd

    29 octobre 2019 at 7:57

    bravo a André Beaudoin, et a toute l équipe,, une autres réussite ,,,

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