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Berry – Hendrix – Page

Les célèbres guitaristes
Article numéro 1

Par Normand Murray

Bien, allons y avec une passionnante chronique des guitaristes tous célèbres de par juste le fait d’explorer le merveilleux monde du Rock and Blues et ses variantes bien sûr. Qui d’autre pour débuter que Chuck Berry!

Chuck Berry

Un des fondateurs premiers du style. Influencé par les bluesmen comme T Bone Walker, Charlie Christian et Elmore James entre autres.

1955 : sortie de Maybellene, une vieille chanson country, un des premiers succès qui s’est glissé au Top 5 américain. Dorénavant la jeunesse venait de se trouver une musique faite pour eux. Suivi de son Johnny B Goode qui allait devenir un hymne national du Rock. Qui par la suite allait influencer des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones en reproduisant ses compositions dans les années 60. Et même les Beach Boys avec Surfin in the USA ressemblant à s’y méprendre à Sweet Little Sixteen. Dès lors, la popularité ayant un temps soit peu diminuée, il revient avec un succès qui pour la première fois de sa carrière devient numéro 1 au palmarès avec My ding a Ling, chanson grivoise qui fait référence à la masturbation.

1986 : un hommage avec Éric Clapton et Robert Cray sous la direction artistique de Keith Richard.

En 2009 : il est considéré comme étant une des 10 plus grands guitaristes électriques de ce monde par le magazine Time. Et la même année, il est intronisé au temple de la renommée du Rock, le célèbre Rock and Roll Hall of Fame. Le reste de sa carrière il faisait des tournées à toujours remplir les salles où il se produisait. En 2017, il décède chez eux à Wantzville au Missouri, sa terre natale. Autres succès mémorables, le Roll over Beethoven, Nadine, Come On, entre autres.
Pour bien terminer, les guitares ayant fait partie de sa collection : deux modèles en particulier ayant meublé son jeu, la Gibson ES 350 T et par la suite la Gibson ES 355 de Luxe rouge bien sûr. Ceci n’est qu’un bref aperçu du roi du Rock, créateur du genre incontesté en ce qui me concerne.

Jimi Hendrix

Maintenant abordons la carrière du virtuose gaucher qu’était Jimi Hendrix. Celui qui a redéfini les limites de la guiitare électrique. Un début de carrière comme accompagnateur tel Little Richard, The Isley Bros et Curtis Knight.

1966  : remarqué par le bassiste des Animals, Chas Chandler, il déménage à Londres. Dès lors il forme le Jimi Hendrix Experience avec nul autre que Noel Redding à la basse et Mitch Mitchel à la batterie. Il recrée Hey Joe qui lancera sa fulgurante ascension dans ce monde du Rock and Blues et par la suite le célèbre Purple Hase avec flanger et double tracking effect et bien sûr les variantes d’enregistrement des pistes de ses chansons.

1967 : première apparition américaine au Monterey Pop festival. Retour en Angleterre il enregistera Burning of the Midnight Light ajoutant à son jeu de guitare la chose qui allait lui donner sa signature personnelle le Wha Wha. Après la sortie d’Axis Bold a Love en 1967, il part en tournée dans sa terre natale, les É.U.

En 1968 en incorporant le R’n’B influencé par le UK invasion, vient Woodstock et son célèbre Hynme national du Star Spangler Banner tout en distorsion et autres figures de style qui lui sont propre et du feedback incroyable. La suite, il venait d’être consacré Légende vivante de la guitare après une suite d’albums.

En 1969, il dissout le Jimi Hendrix Experience pour former le Band of Gypsies avec Billy Cox à la basse et Buddy Miles à la batterie avec le phénoménal Band Of Gypsies, un Live doté de tellement de techniques de guitare et le parfait harmonie avec Cox et Miles qui fût malheureusement son dernier album avant sa mort d’une surdose de somnifères selon les autorités, suite à une performance à l’île de Whright et une trop brève tournée en Angleterre.

Bien sûr une suite d’albums posthume allait suivre, des enregistrements inédits, une trentaine. Des milliers de ses précieux enregistrements. Albums manquants et marquants de son répertoire, Smash Hits, Electric Ladyland et un Cry of Love avec un peu plus de douceur dans son jeu.

Son nom sera à jamais gravé dans nos mémoires comme étant un rouage majeur du monde du Rock and Blues. Légende intemporelle s’il en est. Une guitare ayant fait partie de son monde en premier, une Danelectro Silvertone 1964 et par la suite la Fender Stratocaster emblème de son jeu de guitare ayant aussi cotoyé la Gibson flying V dont il avait lui-même peint les dessins dessus et acheté par la suite dans une Pawn Shop américaine repeinte en noire pour presque rien et par la suite l’heureux gagnant de ce bijou l’a revendu pour des centaines de milliers de dollars! Et l’objet de rêve, sa Fender Stratocaster blanche son bijou personnel. Une grandiose légende qui a été un modèle pour bien des guitaristes par la suite.Toujours en mode écoute partout où le Rock est présent. Que des classiques au même titre que ses compositeurs classiques du passé.

Jimmy Page

Explorons le monde fascinant de Jimmy Page. Né le 9 Janvier en 1944 à Heston, banlieue de Londres. Légendaire guitariste de Led Zeppelin. La légende parmi les légendes. Dès 1962 il commence à être un guitariste très en demande avec des centaines de sessions avec des artistes tels, oui the Rolling Stones, les Who, the Kinks et une multitude d’autres grands du Rock and Blues.

1966 : il se joint au mythique groupe les Yardbyrds avec nul autre que Jeff Beck ; une expérience qui lui sera très profitable d’échanger avec Beck. Malheureusement en 1968 le groupe se dissout peu après le départ précipité de Jeff Beck et la gloire commençant à baisser, Page voulant former un autre groupe se fait encourager par le road manager des Yardbyrds, Peter Grant. Il rejoint nul autre que Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham pour former le groupe qui allait devenir le méga groupe Led Zeppelin!

En 1968 et premier album Led Zeppelin 1 qui permettra à Page d’explorer les vertus de l’archet de violon sur la guitare et autres effets genre reverb et flanger. Cet album restera au palmarès durant 18 mois autant aux États-Unis qu’en Angleterre.

1969 : sortie du monumental Led Zeppelin 2 qui allait les propulser vers les sommets du Rock and Blues à jamais. Led Zeppelin avec le légendaire morceau de Whole lotta Love et une suite de pièces tout autant célèbres les unes que les autres. La légende venait de naître.

1970 : sortie de Led Zeppelin 3 avec une approche un peu plus acoustique dans le jeu de Led Zeppelin avec qui personnellement un Immigrant Song m’a ébloui par son intensité et la projection de voix de Robert Plant.

1971 : le chef d’oeuvre du Stairway to Heaven ou le 4. Album qui venait vraiment de dire au monde du Rock que désormais Led Zeppelin allait être inscrit à jamais dans le firmament du rock pour l’éternité avec le Stairway to Heaven bien sûr, mais aussi des pièces mémorables comme Black Dog, Going to California et Rock And Roll entre autres.

Les années 70 allaientt encore nous étonner avec des albums comme House of Holy le célèbre Physical Grafitti avec le aussi célèbre Kashmir, Presence et The Song Remains the Same.

1977 : ombrage tragique de la tournée nord-américaine dû à la mort subite du fils de Plant.

1979 : participation au festival de Knebworth. Et vint la tragique mort de John Bonham considéré à juste titre comme étant un batteur légendaire parmi les grands de ce monde. Cette mort qui venait de clore le rêve Led Zeppelin. Un album posthume allait paraître par la suite avec Coda, avec un solo de batterie rendant hommage au grand talent de Bonham. Le fils de John Bonham, Jason Bonham fît des présences sporadiques avec les réunions de Led Zeppelin.

Les années 80 furent des années de collaboration de Page avec Plant pour les Honey Drippers et des participations à des musiques de films, Death Wish 2, Scream for Help et autres sessions avec Plant comme le No Quarter 1994 et Walking into Clarkdale en 98.

Les années 2000 inévitablement, les honneurs commençaient à pleuvoir pour Jimmy Page et les autres membres de la légende de Led Zeppelin.

On a fêté le 50ème anniversaire de Led Zeppelin de belle façon avec un hommage au Royal Albert Hall. Et bien sûr Jimmy Page est toujours actif en collaborant avec ceux qui font appel à ses services, mais  il choisit spécifiquement avec qui il le fera,  son statut lui permet ce luxe et ces choix.

Élu troisième Meilleur guitariste de tous les temps derrière nul autre qu’Éric Clapton et bien sûr le numéro un, Jimi Hendrix. Il restera toujours dans la mémoire de tout ce qui est de nature rock blues et même folk. Les passionnés des styles ne seront jamais en mode silence, ses pistes tourneront jusqu’a la fin des temps.

Maintenant passons à ses trésors qu’il possède, des Gibsons Lespaul, celles-ci étant prédominantes de sa carrière avec des modèles uniques et légendaires de luxe et sa célèbre deux manches la Gibson EDS 1275 rouge bien sûr en acoustique, les Martins étant incontournables. Et aussi les Danelectro, les Fenders Stratocasters et les Télécasters utilisées au fil de sa longue et perpétuelle carrière et bien sûr des modèles spécifiquement de signature Jimmy Page de Gibson.

On n’a qu’effleuré ses nombreuses présences et réalisations personnelles dans le merveilleux monde du Rock and Blues. Son cheminement n’est pas terminé.

P.S. : petit détail sur le nom de Led Zeppelin, ce fût une critique qui avait dit que ce groupe s’effondrerait comme le Zeppelin du temps et quoi, pourquoi pas ce nom avec Led qui avait la même consonance que le mot plomb Lead? La critique venait de se farcir du plomb dans l’aile et de belle façon plus que méritoire. Même la pochette du 1 venait de la confronter de belle façon reproduisant ce célèbre accident du Zeppelin enflammé qui tombs au sol!

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

1 Comment

  1. larry todd

    9 juillet 2019 at 3:15

    bravo a tous, montage texte ,,et bienvenue a Normand Murray, un chroniqueur qui annonce un beau calibre,,,félicitations,,,

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