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ELP au Stade infos inédites !

Programmes et billets # 2 publié 8 mai 2020 
E.L.P. – Stade Olympique  26 août 1977

Grâce à la superbe collection de JP Poirier nous allons faire un voyage exceptionnel dans le bon vieux temps !

 

Par Jean Pierre Poirier

Emerson, Lake and Palmer

Bien avant leur arrivée pour le spectacle du stade, E.L.P. pratiquait à Montréal parce que la compagnie engagée pour leur tournée pour le son était de Montréal, Audio Analyse. Ce sont eux qui ont fait le son pour les Jeux Olympiques.

Pendant 1 mois à l’aréna St-Michel, les salles du théâtre Port-Royal, 2 semaines, le Vélodrome, 1 semaine, le Stade Olympique, 3 jours, le Studios Tempo, 2 semaines et l’Expo-Théâtre, 2 semaines. Ensuite  ils sont partis, prêts, pour une tournée de 54 villes américaines.

La publicité faite autour de ce spectacle à grand déploiement était énorme, un des plus gros shows rock sur la route, ils nous promettaient un son supérieur  à Pink floyd à la mi -juin. Steward Young, manager du groupe annonçait que E.L.P. laissait tomber l’orchestre symphonique parce que c’est un énorme gouffre financier. Ça leur coûtait 250,000$ par semaine juste en salaires,  à part les avions, hôtels, restos etc… À l’époque, c’était de très grosses sommes !

Pour ma première entrée au stade je fut très impressionné par la grandeur de la place, impressionné par l’ immense  scène de différents niveaux. La place pour les 63 musiciens de l’orchestre symphonique wow !

J’étais assis face à la scène dans le pit, le son était plus ou moins bon, mais tellement heureux d’être  sur place pour un spectacle  d’une telle envergure.

Je me souviens de Keith Emerson faisant des acrobaties sur ses énormes claviers et de ses solos, de Greg Lake  interprétant C’est la Vie avec K.E. l’accompagnant à l’accordéon. Les chanson avec l’orchestre symphonique toutes rodées au quart de tour. Carl Palmer qui piochait comme un malade sur un solo de 15 minutes…

À l’entracte, ils nous ont  présenté  un film, on les voyait dans le stade en plein hiver nous interprétant Fanfare of the Common Man, Pirates et plein d’autres pièces ; le Casse-  Noisette de Tchaikovski acclamé  par une foule de 77,500 personnes. Je n’ai plus mon billet, mais je crois que c’était 10$. Je vous montre mon programme que j’ai payé 3$, preuve à l’appui :  des photos des pratiques à Montréal ainsi que des photos du stade, la critique de Mario Lefèvre du Pop Rock que  j‘ai tout tapé à la machine à écrire à l’époque.

Quelques données

La compagnie Audio Analyse  utilise 72 boîtes de son de type s-4, le double des Olympiques. La puissance du système de son est de 72,000 watts r.m.s. 12 différentes consoles et 6 ingénieurs de son. 130 entrées de micros. La valeur du système de son est de 750,000$. Le mixage final est effectué  par un québécois, Michel Léveillée. La scène a une valeur de 250,000$ et est entièrement en aluminium.

Le personnel de tournée est composé  de 137 personnes incluant E.L.P. Le personnel technique est composé à 80% de Québécois.

L’orchestre symphonique  comprends 57 musiciens  et 6 choristes, 5 des 6 choristes sont de Montréal.

8 premiers violons     – 7 deuxièmes violons    – 6 violoncelles     – 6 violes    – 4 contrebasses    -3 Trombones    – 1 tuba    – 4 percussions    – 8 vents  divers    – 4 cors français    – 1 lead guitar    – 1 lead bass.

K. Emerson utilise 5 claviers    – G.Lake utilise 5 guitares    – C.Palmer  a un équipement de percussions  composé de 30 instruments divers.

7 camions de 45 pieds sont nécessaires  pour le transport du matériel  et dans le but de sauver du temps, l’équipe  technique  voyage dans un avion nolisé.

La scène compte 5 niveaux. Au premier niveau repose les claviers de Keith dont sa fameuse orgue GX1 de Yamaha, ainsi que les diverses guitares et basses de Greg.

Le second niveau est exclusivement réservé à Carl et a tout leur attirail qui comprend entre autres une énorme batterie, 5 gongs, à peu près 20 cymbales et d’énormes cloches tubulaires.

Le niveau 3 est réservé aux violonistes  et musiciens d’instruments à vent, plus de 40 personnes occupent cet étage qui prend place au 2 extrémités  de cette magnifique scène. À  l’arrière  le palier 4  regroupe les percussionnistes  et les choristes.

Finalement, le chef d’orchestre Godfrey Salmon occupe  le niveau 5 , sur une minuscule  plate-  forme surélevée conçue uniquement pour lui et sa console.

Ça leur a pris 3 ans pour créer WORK, l’idée  était de permettre aux  3 musiciens d’évoluer à leur guise car ils  ont un côté de disque chacun et la grande finale de la face 4 du 2ème album…

La tournée WORK avec l’orchestre symphonique a duré moins de 1 an et ça été un énorme gouffre financier, la tournée a continué pendant un an à travers le monde et ils sont revenus à Montréal en 1978. On a eu droit à un disque live du Stade qui ne rend réellement pas gloire au spectacle et même  la réédition en 93.

Ils ont atteint la gloire, ils étaenit à leur apogée avec cette  tournée. Après, ils n’ont jamais réussi à revenir en force. Du Stade olympique, ils ont  fini par passer au théâtre St Denis, leur meilleure époque pour moi c’est de 1970 à 1977.

Le Stade était leur dernier spectacle en Amérique du Nord ensuite, ils sont partis pour l’Europe.

 

BANNIÈRE: THOMAS O’SULLIVAN
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
ASSISTANTE RÉDAC’CHEF: NATHALIE RUSICITO
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

1 Comment

  1. larry todd

    11 mai 2020 at 9:53

    Excellent travail, Bravo

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