Dossiers

Garcia – King – Vaughan

Les célèbres guitaristes
Article numéro 8

Par Normand Murray

Jerry Garcia
Sa majesté reconnaissante

Un acteur majeur de la musique de la West Coast Scene, né a San Francico en 1942. Son père était un musicien professionnel à la retraite ainsi que sa mère, pianiste de formation. Comme tout enfant de parents de cette nature, les leçons de piano sont inscrites dans son entrée du monde de la musique. Introduction au monde de la corde, mode manche, il s’achète un Banjo en 1962 et performe avec des groupes de Blue Grass. L’émergence d’artistes comme Eddy Cochran, Buddy Holy et le non moins célèbre Chuck Berry, lui font opter à tout jamais pour la guitare avec une Danelectro guitare de prédilection des débuts de bien de grandes légendes telles Jimi Hendrix. La même année, il entre à l’Institut des Arts de San Francisco, là où il fait la connaissance de la contre-culture des bohèmes de San Francisco. La mecque de la contre-culture américaine et le mouvement beatnik qui allaient devenir les Hippies vers 1967.

Rencontre avec Phil Lesh, bassiste et le parolier Robert Hunter. C’est en ce temps là que la guitare serait un instrument qui le suivra toute sa carrière tout en continuant de jouer du banjo. Ils décident de former le groupe The Warlocks, le nom étant déjà pris par une autre formation, ils décident dès lors de prendre le nom de Greateful Dead. Le pourquoi de ce nom des écrits égyptiens a été la motivation et l’inspiration avec comme ligne de base Dans la lumière de la noirceur, le vaisseau du Soleil est guidé par le mort reconnaissant (Greateful Dead). Regardez maintenant le pourquoi de ce prodigieux et créatif guitariste avec sa capacité à  jouer du blues, du blue grass, du country, du jazz et même le celtique. Et d’y incorporer lors de prestations live de longs solos. Ce que les albums studio que je n’énumérerai pas vu la quantité phénoménale de ses créations des Deads et efforts des solos personnels et celles des ses innombrables contributions avec d’autres artistes de renom. Ses longs solos ne faisaient pas partie des albums studios qui ne les mettaient que bien occasionnellement mis à  part le Live/Dead 1969 enregistré à San Francisco dans la rue. Petit historique, si vous prenez cette pochette, vous verrez clairement à l’endo les mots Acid Dead, ce que les Deads avaient apparemment distribué gratuitement au début du spectacle, (de l’acide). Entre parethèse, les solos de Turn on the Love Light, St Stephen, The Eleven et le summum de solo, son célèbre Dark Star sont prédominants sur cet album. Un autre à côté de cet album, la pièce Distorsion, là où on voit sa capacité à t’en faire de la distorsion intelligente et bien planante. Autre fait, ils ont pris comme symbolique la tête de mort et la rose comme porte-étendard et toutes les pochettes des Greateful Dead y étaient identifiées avec ces deux symboles à des niveaux différents, dans la forme de les présenter.

Les années 70 débutent avec deux albums Workingman’s Dead et American Beauty se concentrant sur une approche plus country. Autre talent, il était un joueur accompli de pedal steel guitar, ce qui était remarquable vu que la main qu’il piquait était handicapée par un accident d’enfance avec la perte de son majeur au 3/4. En parrallèlle, à la vie des Deads il avait joué pour New Rider of The Purple Sage (1969-1970), mais dans la forme protest song ce que Garcia aimait, vu ses racines de la contre-culture qu’était San Francisco et le célèbre quartier Haight Ashbury. Lieux de prédilection où atterrissait le monde des Hips. De plus une tournée Jazz avec nul autre que le pianiste des Stones, Nicky Hopkins (1973). De 1976 à 1985 – tournée strictement acoutique avec le bassiste et grand ami John Kahn.

Les années 80 seront encore un paquet de tournées et sa formation du Gerry Garcia Accoustic Band de 1985 à 1987. Auparavant appelé The Jerry Garcia Band là où il prenait comme audience que de petites salles et autres clubs de même dimension, se voulant plus intimiste dirons-nous. Les années 90 commencent avec une participation avec Country Joe McDonald de Country Joe and the Fish (1991), encore dans la tendance country blues protest song avec l’album Superstitious Blues.

1994 – intronisation au Rock and Roll Hall of Fame avec tous les membres ayant fait partie de la grande famille des Greatful Dead, une dizaine d’intronisés en même temps. Consacré 13ème meilleur guitariste de tous les temps avec le magazine Rolling Stone. Sa carrière d’être presque perpétuellement en spectacle avec les Deads avec au moins 240 spectacles par année sinon même plus, il a parallèlement fait des prestations avec des bands célèbres tels les Jefferson Airplane, Crosby, Still, Nash and Young et encore une fois New Riders Of the Purple Sage et toutes ces tournées sous son nom en solo ou avec des collaborations. Malheureusement il a souffert des contre-coups de son addiction à l’héroïne et à l’alcool pendant bien des années et avoir survécu à un attaque sévère de diabète qui le projeta dans un coma en 1988. Il succomba à une terrible crise cardiaque en août 1995. Fait notifiable à sa demande, sa conjointe Deborah Koons et membre initial des Deads Bob Weir dispersent ses cendres dans le Gange en Inde et l’autre moitié dans la baie de San Francisco.

Un hommage permanent lui est fait chaque année à San Francisco à la salle du Amphitheater Mc Laren Park depuis 2002 pour le Jerry Day. Deux compils valent la peine d’être achetées pour voir son immense talent, le The Gerry Garcia Collection-Legion of Mary (2005) et The Very Best of Gerry Garcia (2006).

Attardons-nous sur sa collection de guitares. Grand amateur de Gibson, la SG et la Les Paul et des phases de Fender Stratocaster. En 1973 il acquérera sa première Customized et par la suite deux autres toutes provenant de la maison très prisée par bien des joueurs de guit et même base, Alembic, spécialistes en la matière dont la réputation n’est plus à faire.

Nous retiendrons de ce oui phénoménal et toujours en mode concert comme jamais la majorité des musiciens ne feront. Un modèle de persévérence et infatigable guitariste dont la majorité de sa carrière a été sur la scène. Ce nom bien San Francisco et le monde de la guitare ne l’oublieront jamais.Tout comme l’album in The Dark le Touch Of Gray de 1987 restera toujours dans la tête de cette grande famille des Greateful Dead avec le We Will urviveYes he will survive forever.

 

Freddie King
Un authentique créateur et pionnier du blues rock

Freddie (quelque fois écrit Freddy) King a revitalisé la scène du blues de Chicago. Son jeu agressif et ses solos perçants ont aidé à mettre en place une autre frontière du blues et a été une influence pour bien des guitaristes des années 60 tels Eric Clapton, Peter Green et Mick Taylor.

Né en 1934, sa mère lui a montré comment jouer de la guitare lorsqu’il demeurait au Texas, un autre état avec une grande quantité de très bons guitaristes. Le Texas Sound étant assez particulier. 1950, sa famille déménage à Chicago, la mecque du blues s’il en est un endroit aux États-Unis et son immersion fût instantanée dans le domaine du blues. C’est avec le guitariste Jimmy Rogers qu’il apprit la technique du picking avec le pouce et l’index, qu’il modifia comme il l’entendait soit avec un pick en plastique au pouce et ajout d’un pick en métal de même nature. Il a incorporé le style du country blues du Texas avec quoi il avait grandi, avec dirons-nous l’énergie texane du son plus rauque de sa guitare, ce qui lui vaut d’avoir incorporé au blues une texture assez rock merci.

Mais ses débuts de carrière était assez durs vu que des guitaristes de blues le précédant occupaient bien du terrain des gens talentueux comme Muddy Waters et Howlin’ Wolf, ce qui ne lui facilitait pas la tâche de se trouver une compagnie de disques pour l’enregistrer. En 1960, il a sa chance et se paye une première session d’enregistrement déjà garni, il a plein de compositions et il enregistre des succès tels que Have You Ever Loved a Woman et la version instrumentale de Hideaway, ce qui lui conféra la 5ème place au classement du Rythm and Blues et une place sur le top 30 de la oui, pop, aux États Unis. Par ailleurs, ses deux succès furent repris par Eric Clapton (with Derek and the Dominos) et nul autre que John Mayall et les Bluesbreakers.

Le style endiablé et rock de son jeu de guitare était vraiment prisé dans les hautes sphères des guitaristes d’Angleterre avec ses parutions en 1961 du Let’s hide away with Freddie King et du non moins célèbre (1965) Freddy (oui avec un Y) King gives you a Bonanza of Instrumentals. Encore Clapton dans les Bluesbreakers reprend ses compositions sous la férule bien sûr de Mayall et Peter Green lui prend The Stumble. Le successeur de ses deux guitaristes et le futur Rolling Stones, Mick Taylor, opte pour Remington Ride tandis que Chicken Shack de Stan Webb prend San-Ho-Zay. Que dire, même Jeff Beck a repris son Going Down. Un certain Stevie Ray Vaughan a été un admirateur et a pris en partie sa façon de jouer.

Sa réputation n’étant plus à faire parmi les connaisseurs de guitares et amateurs de blues et ce, dès la fin des années 60, là où bien des compagnies de disques voulaient l’avoir dans ce que je qualifierais d’écurie en misant sur un gagnant à coup sûr. Sans surprise, il entreprend des tournées britanniques là où ses disciples sont légion, ce que l’Amérique ne lui donne pas comme reconnaissance du moins dans la majorité des cas. Pourtant il avait revitalisé le blues vers la fin des années 60 comme bien peu ont fait. La scène du Blues ayant un peu diminuée avec l’arrivée du Rock dans sa forme du psychédélique des Sixtie’s. Il n’a jamais cessé d’évoluer et de se développer avec son vibrato unique et piquant si on peut se le permettre et de lyrisme assez étonnant merci et ses astuces de phraser le tout. Ce travail acharné lui conférera enfin d’être reconnu des deux cotés de l’Antlantique. En 1974 Eric Clapton produisit Burglar, mais le malheur frappait encore une autre légende de la guitare et des problèmes de santé allait lui coûter la vie. À l’âge de 42 ans, il décédait d’une crise cardiaque, suite d’ulcères d’estomac qui l’affligeait depuis un petit bout de temps.

Fervent de la Gibson avec les modèles ES 335, ES 335 TDC et la ES 335 de Luxe tout en ayant été un fervent de la célèbre Gibson Les Paul Goldtop 1954.

Dire qu’il est celui qui a mis du mordant et une tonalité vraiment rock dans le Blues n’est pas trop exagéré. Il est somme toute un guitariste qui a poussé encore plus loin les capacités de voir à ce que le blues connaisse une autre évolution et a tellement influencé de guitaristes qu’il est un très grand guitariste à connaitre même en ces temps, il ne viellit pas d’un jour. Pour toujours et à jamais, le monde du blues lui en devra toute une célébration de sa capacité énorme à avoir influencé bien des légendes autant britanniques qu’américaines. Un authentique créateur et pionnier du blues rock, s’il en est un.

 

Stevie Ray Vaughan
Un nouveau Hendrix

Ce prodige est né à Dallas en 1954. Il a administré une charge de haut voltage et revitalisé le blues comme bien peu ont pu le faire, avec des performances hors du commun et débordant d’imagination au même titre que ses idoles comme Jimi Hendrix, Buddy Guy, Howling Wolf et Albert King, avec la touche agressive d’un Lonny Mack, un autre blues rocker.

Afin d’accomoder ses gros doigts et ses larges mains, il accordait ses cordes plus bas genre semi tone et utilisait les plus grosses cordes disponibles sur le marché, les heavy gages. Particularité assez étonnante de ce oui, encore une fois prodige, il faisait le lead et la rythm en même temps. Autre petit secret, il utilisait son index comme un pick ce qui lui donnait plus de contrôle sur le tone de sa guitare. Fait à noter, lors des pièces plus douces dirons-nous, il prenait du light gage.

C’est son frère Jimmie qui l’a introduit au monde de la guitare et du blues. Lorsque son frère est parti pour son groupe les Fabulous Thunderbirds en 1972, Stevie quitte l’école et le suit dans ses tournées et joue pour différents groupes après avoir fondé le groupe Triple Treat avec le chanteur Lou Ann Barton. Trois ans plus tard, il quitte cette association et forme ce qui allait être le groupe de sa vie, Double Trouble, avec le bassiste Tommy Shannon et le batteur Chris Layton.

La décennie de sa révélation, les années 80. On débute avec une prestance à Montreux en Suisse, qui attira l’attention de David Bowie qui le recruta pour jouer les partitions de guitare sur son succès Let’s Dance et Jackson Brown qui lui avait prêté son studio d’enregistrement pour le célèbre Texas Flood (1983), la bougie d’allumage de sa carrière, quelle belle grosse bougie d’allumage pour les fans de guitare toujours avides de grands maîtres de la guitare! Malgré tous les guitaristes de renom ayant été dans ce merveilleux monde, les amateurs de guitare n’avait pas encore fait complètement un deuil complet de la mort d’Hendrix et avec SRV, on revivait le même sentiment que la découverte d’Hendrix, cette place laissée vide par la perte d’Hendrix, opinion personnelle bien sûr. Un nouveau Hendrix venait de naître.

Fait marquant du grand talent de SRV, il enregistrait Texas Flood en seulement trois jours ce qui permettait aux profanes endurcis de la guitare de dire que les influences indéniables était présentes sur ce premier album, influences comme Buddy Guy (Mary had a Little Lamb), Lightin Hopkins (Rude Mood) et Jimi Hendrix (Lenny), tout en ayant la projection de son puissant Pride and Joy et son intense slow Dirty Pool.

Couln’t Stand the Weather (1984) vient confirmer sa grande habilité à être vraiment une nouvelle légende, son autorité grandissante se fait sentir avec sa version de Voodoo Child d’Hendrix. L’émotion à fleur de peau de son Tin Pan Alley allant dans le jeu de l’agressivité avec The Thing we Used to Do. Le tout avec une participation de Jimmie, son frère, qui additionnait la touche particulièrement rock et un funky style dans son blues.

Pour le troisième album Soul to Soul (1985), il s’adjoint un claviériste du nom de Reese Wynans ce qui gonflera le son avec une Hammond qui tournera autour de sa guitare. Hammond, orgue de prédilection de tout bon band Rock and Blues. Cet album aura bien des variantes et consonnances jazz avec Gone Home et le cover d’Hank Ballard Look a Little Sister et des pièces de Willie Dixon You’ll be Mine, But Ain’t Gone ‘n’ Give Up on Love, ce qui lui permetta d’en faire son Blues tortueux à souhait exploité de belle manière.

Voilà ce qui le propulsa dans le monde international des grands guitaristes de ce monde au même titre que ses idoles. Intervient une suite de collaborations avec des artistes comme Albert King (1983), Johnny Copeland (1984) et Lonny Mack (1985). 1986  – des troubles de santé viennent l’ennuyer sérieusement dus à son addiction aux paradis artificiels. 1988  – réhabilitation, ce qui arrêta la tournée européenne. Retour grandiose de SRV avec In Step (1989) reprenant à sa façon des succès de Buddy Guy, Howlin Wolf et Willie Dixon. Avec trois compositions de son cru, le très hard rocking Scratch ‘n’ Sniff et les slows Wall Of Denial de même que Tightrope impreignés de sa sensibilité personnelle de son immense talent. Cet album lui a valu la reconnaissance pleinement méritée du meilleur album de blues contemporain de l’Académie des Grammy.

Les années 90 débutent en trombe avec l’association encore avec son frère Jimmie avec l’album Family Style (1990) avec comme récompense un autre Grammy. Malheureusement cet album ne sortira qu’après son terrible accident d’hélicoptère qui lui coûta la vie lors du retour d’un concert avec nul autre qu’Eric Clapton, Buddy Guy, Robert Cray et son frère Jimmie jouant Sweet Home Chicago, un succès de Robert Johnson, le vrai pionnier du blues. Petite note, Clapton aurait pû être dans cet hélico de malheur, lui qui voulait discuter d’une prochaine collaboration avec SRV!

Dans la tradition des Vaughan, Jimmie a enregistré un album à titre très évocateur de le perte de son frère avec The Sky is Crying. Avec une succession de reprises d’Elmore James, autre grand pionnier du blues Lonnie Mack et du guitariste jazz de renom Kenny Burrell et une version inoubliable allongée d’Hendrix Little Wing, ce qui lui valu un autre Grammy en passant des versions inédites de SRV. Classé 8ème meilleur guitariste de tous les temps selon la revue Time.

L’héritage de Stevie Ray Vaughan n’a cessé de grandir au fil des années 2000, à titre posthume, on lui permettait d’entrer au célèbre Hall of Fame of Blues, un honneur qu’il aurait dû avoir de son vivant, une autre opinion personnelle, bien sûr. Pour vraiment apprécier à sa juste valeur l’énorme talent de Stevie Ray Vaughan, il suffit de vous procurer le « Box Set » paru en 2000, la totalité de son oeuvre y est présente.

Ses guitares. Un amateur de Fender Stratocaster, sa favorite et reconnaissable entre toutes les Fender Stratocaster de ce monde, sa fameuse 1964 avec les inscriptions de ses initiales sur le corps de cette merveille oui une 64, est une des meilleures années des Fenders Stratocasters qui entre autres comme détail, avait le tremolo en haut tout comme Jimmi Hendrix avait ce qui facilitait son approche à te binder ses cordes et le pli de ce trémolo customized encore comme qui, un trémolo gaucher. La Stevie Ray Vaughan Signature fît son entrée en 1992 et la réplique exacte de sa guitare qu’il avait nommé Lenny, une Stratocaster 1962 que lui avait donné son épouse Lenora qui fut disponible qu’en 2000. Il a aussi joué une Hamiltone Custom et la semi-hollow Groove Master. Une autre strato fît partie des répliques de SRV avec la SRV Tribute model number one (2004).

Ce très grand guitariste n’est pas prêt d’être oublié avec la réputation d’avoir vraiment changé le cours de l’histoire en matière de Rock And Blues, au même titre que bien de grandes légendes de cet instrument. Son blues sera toujours présent dans notre mémoire et ne pâlira jamais tout comme son étoile au firmament du monde de la musique Rock and Blues.

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
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