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Betts – Hooker

Les célèbres guitaristes
Article numéro 9

Par Normand Murray

Dickey Betts

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Dickey Betts la touche en or »Goldie »des Allman Bros.

Né en 1943 à West Palm Beach Floride. Il commença sa prolifique carrière au début des années 60 avec la formation Second Coming jusqu’à la rencontre en 1969 des frères Allman et ils formèrent le légendaire groupe les Allman Brothers. Betts prit le rôle de second lead guitariste de cette formation.
Dans le style communément appelé Southern Blues Rock, Dickey Betts était un artisan hors pair et a préconisé ce genre durant toute sa vie de guitariste. La combinaison Duane Allman et Dickey Betts se fît vraiment sentir sur le célèbre album double Live at the Fillmore East avec des duels de guitares, en harmonie parfaite l’un contre l’autre.

Un 5 étoiles au firmament du Rock and Blues. Son talent de compositeur et d’écrivain devinrent un atout immédiat pour les Allman Brothers. Avec les chansons phares les plus célébrées du groupe comme In Memory of Elisabeth Reed, Blue Sky, Ramblin Man et le plus grand succès du groupe, le fameux Jessica, qui entre autres a servi de moteur propulseur de Top Gear aux tournées britanniques du groupe pour bien des années.

1971 – l’année sombre des Allman Bros. Tragique décès de Duane Allman. C’est alors que Dickey Betts prend la relève comme lead guitariste avec les Allman Bros. 1976 – parallèlement à sa fonction de lead des Allman, son premier album solo fait son apparition en 1974, Highway Call. Dès la séparation avec les Allman Bros, il débuta à plein gaz sa carrière solo avec deux albums ne laissant aucun doute du grand compositeur et légendaire guitariste avec Dickey Betts And Great Southern (1977) et Atlanta Is Burning Down (1978). Sortie d’un « Box Set »des Allman en 1978, ce qui fera une réunion des Allman Bros. (1989), qui marqua le début des réunions et séparations du groupe un peu comme un roman-savon que vivent les gros groupes de Rock.

Trois albums suivent et des « en concert Live » se greffent au tout. Les années 1990 – les tournées se succèdent toujours à pleine capacité. Le milieu des années 90, advient un problème avec l’alcool qui nécessite des remplacements périodiques dans la liste des apparitions de Betts parmi le cercle des Allman Bros. L’affront suprème, il est remercié de ses services par fax juste avant la tournée de 2000. Cette insulte à mes yeux, qui serait dûe, il paraîtrait, à Cher qui trouvait que Dickey Betts pourrait avoir une mauvaise influence sur Gregg Allman, son époux du temps. La raison officielle évoquée étant le conflit professionnel (et personnel).

Ne faisant ni un ni deux, il forme son groupe le Dickey Betts Band qui plus tard, se renommera le Dickey Betts & Great Southern. Se verra greffer ni plus ni moins que le fils de Betts Duane ayant ce prénom en l’honneur du regretté Duane Allman. Son fils prit un grand rôle dans le groupe avec la tâche d’être le lead guitar qui sût relever le défi haut la main. C’est en 2009 que Dickey Betts annonça sa retraite des tournées et des performances live. Presque 50 ans à fouler les planches et les studios d’enregistrement, un accomplissement que bien peu de musiciens peuvent prétendre avoir fait. Un repos bien mérité mais aussi regretté par ses innombrables fans, des comme moi, si je puis me permettre. Question a t’il vraiment arrêté? Un génie créateur sera toujours un génie créateur.

En complémentarité, les honneurs : 1995 – entrée au Hall of Fame du rock and Roll, 1996 – Grammy pour Jessica comme rock instrumental et sûrement une place de choix dans le monde blues rock de l’état de la Floride, aucun doute là-dessus. La compilation à avoir en ce qui le concerne bien, la parution en 2010 du Dickey Betts and Great Southern 30 Years Of Southern Rock (1978 – 2008).

Le trio à cordes qui l’accompagna durant son long périple de guitariste, au départ, une Gibson SG 1961, La Gibson Les Paul 1957, sa Green Top et en dernier, sa préférée, la Gibson Les Paul Gold Top 1957 affectueusement appelée sa Goldie, synonyme de sa guitare officielle. Et a déjà touché à la Fender Télécaster et la PRS « Paul Reed Smith ». Fait à noter, dans certaines photos récentes, il a été photographié avec une Gibson Les Paul Flame Top 1959, serais-ce la Flame Top de Duane Allman? En terminant, ce guitariste est de la trempe des Page, Clapton ou Beck, et aussi comme compositeur et écrivain de grands succès inoubliables qui encore font frissonner les amateurs de bonne guitare style Southern Blues Rock. Un grand parmi les grands de l’histoire du Rock And Blues.The Goldie Touch Man.

John Lee Hooker

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The Boogie Man.

L’original Boogie Man né en 1917, qui a eu une carrière de plus de 50 ans avec comme ligne, son style à accords répétitifs et sa façon de chanter en demi parlant. Il avait des rythmes captivants et même hypnotiques qui en faisait sa façon de jouer le blues comme lui seul en jouait. Ses tones obscurs et ses tempêtes de notes exprimaient d’une méchante ironie, son propre sentiment de ce qu’était le désir et la souffrance. Son style a été celui qui a influencé plusieurs groupes anglais pour ne nommer que The Animals d’Eric Burdon et les autre groupes de blues anglais. Côté américain, Canned Heat s’est bâti un monde de multi platines avec les boogies de John Lee Hooker.

Le plus jeune d’une famille de 11 enfants, d’un père pasteur qui ne tolérait que le Gospel. Un divorce advient en 1921 et sa mère a comme nouveau compagnon de vie un dénommé Willie Moore qui va lui enseigner les rudiments du blues. D’ailleurs, John Lee Hooker lui rendra hommage tout au long de sa prolifique carrière.

1948 – premier enregistrement avec Boogie Chillen qui prendra place comme numéro un au palmarès du Rythm and Blues du Billboard Magazine, de même que son album In the Mood en 1951. Avec ce bagage, il est sollicité par les compagnies à le vouloir et à travailler pour bien des compagnies d’enregistrement. Sa notoriété n’étant plus à faire dès le départ de sa carrière. Fait particulier, il a joué sous différents pseudonymes avec sa faculté de te sortir de 4 à 5 albums ou hit singles par année sous des compagnies d’enregistrement différentes. Sa plus productive ayant été l’année 1964 avec non moins que 6 albums. Le contractuel ayant été la cause de ses pseudonymes.

Les Mid 50’s a fait qu’il a choisi de faire dans l’électrique complet, avec la  rythmique du Boogie, sa marque de commerce avec des immenses succès tels que Dimple et Boom Boom. Voilà ce qui allait lancer sa carrière en Angleterre dans les années 60. Par ailleurs, il fera périodiquement des grandes tournées au UK et partout en Europe, tout en profitant d’une autre facette de son immense talent comme artisan solo du folk blues aux États Unis. À la fin de cette décade, il prendra un léger versant pour la forme plus rock de son Boogie ce qui a encore une fois à Canned Heat d’avoir la prolifique carrière qu’ils ont eu à reprendre ses succès. En son honneur, ils l’avait recruté pour leur succès Hooker ‘N’ Heat en 1970.

Les années 80 fut une décade assez productive, mais un peu en retrait des lumières du Showbizz en 1989 avec The Healer, cet album te le reprojète dans la célébrité une autre fois. Les années 90, étant des paquets de collaborations et autres enregistrements. Énumérons la pléade de guitaristes et artistes de renom qui ont demandé ses services, Rye Cooder, Bonnie Raitt, Keith Richards, Johnny Winter, Van Morrisson, Carlos Santana, Charlie Brown, Booker T Jones, George Thorogood, Los Lobos, Robert Cray et j’en passe. Il faisait ce qu’on peut qualifier de Happening avec plusieurs guitaristes sur ses albums. Prenons comme exemple son The Healer (1989), Mister Lucky (1991) et Chill Out (1996), Mrs Lucky (1991) qui ont eu pas moins de 6 légendes collaborées avec lui.

En passant, l’académie des Grammy lui ont remis des statuettes pour son The Healer et son Don’t Look Back. 2 Grammys et Chill Out dans la catégorie de Best Album Traditionnal Blues et même un Pop et Vocals. Autre notification plus que méritoire, entrée au Hallof Fame of Blues Rock en 1991. Le Boogie Man s’éteindra en 2001 à l’âge de 83 ans. Mais sa flamme brûlera à jamais dans le feu du shobizz de la bonne et inventive guitare.

Ses Joyaux oui, vraiment joyaux, sont sa préférée, l’Epiphone Zéphir 1961. Il n’en reste que 8 de par le monde. Les originales et encore dans l’Epiphone, la JLH model et la E212 T, poursuivront le périple avec Gibson avec la Les Paul Goldtop 1952, équipée avec des P90 au lieu des familiers Humbuckers, les célèbres Gibson E-335 et ES 330 de même qu’une Guild M 75 Aristocrat.

Avec 80 albums et singles identifiables comme étant tous des classiques et ses innombrables collaborations et compils au nombre impressionnant de 48, de plus au moins 6 participations des musiques de films. À noter son apparition dans le film The Blues Brothers 1. Ce grandiose Blues Boogie man ne sera jamais oublié de par ses créations toujours en mode reprise par ceux qui veulent lui rendre hommage de sa grande et énorme créativité.

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE.

1 Comment

1 Comment

  1. larry todd

    22 janvier 2020 at 7:52

    texte, montage de haute-gamme, Bravo Normand Murray et a toute l équipe

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