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Hackett – Petrucci – Malmsteen

Les célèbres guitaristes

Article numéro 7 

Par Normand Murray

 

Steve Hackett

Génie et Genesis.

Né à Londres en 1950, qui avec ses techniques personnelles de tones était vital pour les groupes qu’il a cotoyés au fil des ans. Un guitariste discret qui pourtant a influencé bien des guitatristes qui voulaient aller au-delà de la tradition du Blues. Un autodicdacte s’étant lui-même enseigné les rudiments de la guitare, qui avait passé une annonce dans le célèbre Melody Maker se cherchant un groupe qui pouvait sortir du conventionnel. Ce qui intrigua un dénommé Peter Gabriel qui lui se cherchait un guitariste pour la formation déjà existante de Genesis.

Dès lors son style introspectif se réflètait sur Nursery Cryme 1971 et par la suite le célèbre et acclamé Musical Box, qui fut une longue lune de miel avec Montréal entre autres, a eu la chance de voir avec le scénique de Gabriel. 1972, Foxtrot avec des arrangements électro acoutiques avec des changements de tempos notifiables sur la chanson de 23 min Supper Ready.

Advient Selling England by the Pound (1973), là où vraiment sa guitare prouve encore une fois de plus son énorme talent avec Dancing In the Moonlight et le solo de Firth Of Fifth. 1974 , The Lamb Lies Down On Broadway qui était somme toute un album assez complexe de son approche de compositions avec des distortions assez prédominantes d’Hackett avec des pièces comme Carpet Crawlers, In the Cage et The Lamia.

Départ de Gabriel (1975), ceci est le début de la carrière solo d’Hackett avec Voyage Of The Acolyte qui étant comme une extension de Genesis dans la forme des compositions, retour à Genesis qui sans Gabriel évoluait encore avec les mêmes membres et Trick Of A Tail (1976) avec une guitare stridente dans bien des pièces de cet album à multi effets de guitares et autres. Un autre album suit sauf que le Wind And Wuthering ne satisfait pas pleinement Hackett et repart dans sa carrière solo avec Spectral Mornings (1979) et Defector (1980) poursuivant dans la même veine imaginative de ce guitariste perfectionniste dans l’approche personnelle de l’instrument.

Les années 80, une approche plus Pop de la chose avec deux albums Cured (1981) et Highly Strung (1983), ce qui permettait à avoir un classement dans le UK de la 50 ème place au palmarès avec la pièce Cell 151. Bay Of Kings en 1983, concentré sur une approche plus acoustique et Till We Have a Face (1984) avec des beats latins enregistrés au Brésil et aussi en introduisant un coté oriental à son jeu. Momentum (1988) un album à consonnance flamenco et assez classique merci, encore dans le genre acoustique.

Paralèllement, il se joint à GTR en 1986, formé d’ex-membres de Yes et Asia avec un autre guitariste de renom, Steve Howe qui a fait un bref séjour avec Asia et suivi de Timelaps (1992), 5 ème album de sa carrière solo extrait de concerts. Et dès lors ses albums seraient fait d’acoustiques et d’électriques avec Guitar Noir (1993) et Blues With a Feeling (1994). Et son coté shakespearien avec A Midsummer Night’sDream (1998) avec le Royal Philharmonic Orchestra de Londres. Darktown (1999) pour fermer ce millénaire.

Les années 2000 débutent avec une coopération avec son frère John, flûtiste avec Scketches of Satie (2000) serait une séries d’albums solo au nombre de onze dont le dernier en 2019 At the Edge of The Night. Une douzaine de compils meublent son monde avec les plus complètes étant Discovering Steve Hackett 5 CD (2016) et Broken Skies-Outspread Wings (1984 -2006) 6 CD et 2 DVD pour les profanes et admirateurs de ce très prolifique compositeur. Question Genesis une multitude de compils sont disponibles. Et n’oublions surtout pas ses collaborations avec au moins 30 participations avec des artistes différents. Pour les amateurs de lecture, une biographie est disponible, Sketches of Hackett  parue en 2009.

Son attirail de rêve maintenant, sa favorite, une Gibson Lespaul gold top 1957 et bien sûr une collection d’autres électriques et ses acoustiques telles une Fernandes Montery Elite, Ovation UK2 Yairi Classical et une 1975 Zemaitis acoustique douze cordes. Regardez-moi cette carrière à chaque année, un album et les vides comblés par des participations avec moultes artistes avec ça, le silence ne sera jamais présent dans sa très grande habilité à être un des plus prolifique guitariste compositeur du monde de la musique tout genre et style confondus.

John Petrucci

L’homme de Dream Theater.

Ce virtuose américain né en 1967 a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 12 ans et avait comme idoles les deux virtuoses Steve Howe et Randy Rhoads. À 18 ans (1985), il rentre au collège Berklee de Boston et rencontre deux musiciens, le bassiste John Myung et le batteur Mike Portnoy et formeront les bases de Dream Theater.

Formation définitive de Dream Theater en ajout avec le claviériste Kevin Moore et le chanteur Charlie Dominici avec la parution de When Dream and Day Unite (1989), seulement 4 ans plus tard, une autre sortie du deuxième album avec un nouveau chanteur James Labrie, Images And Words (1992), advient un Live at the Marquee (1993) et Awake (1994) qui se consolide sur l’emphase de longues pièces musicales. 1999 –  Métropolis part II: Scene From a Memory, album concept avec le claviériste Jordan Rudess, une analyse pédagogique tout comme Images and Words et Awake. Entre temps, deux sorties de son projet du Liquid Tension Experiment I et II en forme trio avec Ruduss, Portnoy et le célèbre bassiste Tony Levin (1998-1999). Preuve de grande capacité à composer en tenant deux carrières parallèles et ajoutons, de réalisateur aussi.

Les années 2000 débutent avec Six Degrees Of Turbulence (2002) avec un touche nettement plus versée dans le heavy progressif et chansons expérimentales, 2003 – exploration sous-ajacente d’une certaine rage dans le jeu et le thème de l’album Train Of Thought (2003), Octavarium (2005) 8 ème album de Dream Theater et un album solo Suspended Animation. 2006 – exploitation du dramatique et de l’aggressivité dans l’écriture et bien sûr le jeu de sa guitare avec le mémorable Systematic Chaos (2006), à noter, un changement contractuel avec la signature pour Roadrunner Records. Les autres albums seront dans la forme de sa virtuosité en nous invitant à voir comment tu peux faire quoi des « seizièmes » de temps sur une portée de son jeu de guitare. Suivront 6 albums avec Black Clouds and Silver Linings (2009), Dramatic Turn Of Events (2011), Dream Theater (2013), The Astonishing (2016), le dernier en liste Distance over Time (2019) dans un créativité renouvelée avec un rythme saccadé à la Joe Satriani.

Parlant tournées, il est je crois celui qui a été le plus en demande sur les fameuses tournées de Joe Satriani et le G3 avec 4 apparitions dans cette célébration de virtuoses de la guit avec des éminents guitaristes comme Steve Vai, Paul Gilbert et Steve Morse tout en ayant bien sûr comme lien commun, le maître de piste de ce merveilleux cirque Joe Satriani. Regardons toutes les années de sa présence en débutant en 2001, 2005.  À noter que ce G3 était fait avec les compositions de son album solo Suspended Animation, (2007 et 2012), un habitué du G3 s’il en est un. Une autre preuve indéniable de son énorme talent.

Compilations :  Guitar Battle  (1998), An Evening with John Petrucci et Jordan Rudess (2001) ajoutons le Greatest Hits (and other pretty cool songs) (2008).Avec deux albums hommage un à Rush Working Man (1996), l’autre à Queen Dragon Attack (1997). Autre facette à sa carrière, son livre de pédagogie sur la guitare avec Wild Stringdom et le DVD Rock Discipline, de même que des apparitions sporadiques dans le magazine Guitar World.

Ses compagnes de jeu, sur son premier album, une BC Rich. Un adepte de la Ernie Ball Music Man qui lui feront deux guitares Signature à son nom, une double manches de la même compagnie avec option 12 et 6 cordes de même qu’Ibanez avec la Signature John Petrucci Special. Un amateur de la sept cordes pour donner encore plus de résonnance à des partitions jouées avec une plus grande profondeur dans les basses notes. Notifions que tout ses amplis et haut-parleurs sont de marque Mesa Boogie.

Il est fort à parier qu’avec l’âge de 52 ans, il n’a pas fini de nous émerveiller par sa fougue, sa versatilité de nous faire la joie d’être un autre de ces grands guitaristes du temps présent et à venir.

Yngwie Malmsteen

Une force incontestable de la guitare.

Une figure de proue en matière des année 80, du néo classique de la guitare rock. Né à Stockholm, Suède en 1963. Prodige de la composition baroque autant classique que rock ayant sa propre technique le sweep picking technic, un balayage de la main qui lui est propre avec une agressivité qui fait de lui un guitariste à avoir son style qui le distingue envers les autres guitaristes.

Comme bien des guitaristes, bien la mort d’Hendrix a été un élément déclencheur de sa carrière .La journée de la mort d’Hendrix, il veut être un guitariste et ce à sept ans. Et une influence certaine d’un dénommé Ritchie Blackmore (Deep Purple) qui lui aussi a une similarité dans ses compositions à avoir du classique comme trame de départ. Ses études de Bach et le flamboyant violoniste du 19 ème siècle Niccolò Pagnini lui donne tout un bagage académique de maitriser l’art de la musique. Jusqu’à l’âge de 18 ans, âge oui où il a commencé sa carrière avec une multitude de bands en Suède.

Il enregistre un demo personnel pour les compagnies de production suédoises qui ne tiennent pas compte de son talent. Une compagnie américaine enfin lui donne sa chance du nom de Shrapnel Records. Dès lors, il se joint à Steeler, un band de métal avec leur album du même nom en 1983. Juste avant de rejoindre Alcatrazz là où il se sentait plus à l’aise de performer avec deux albums au titre de No Parole For Rock And Roll et Life Sentence en 1984, la même année, il forme son groupe Rising Force, là où il pourra atteindre une présence net parmi le palmarès américain. Avec des albums tel Marching Out (1985), Trilogy (1986) et Odyssey (1988) avec un succès, Heaven Tonight.

Une nouvelle phase se tisse, il démembre Rising Force et n’engage que des musiciens suédois sous son nom, une suite d’albums viennent renforcer son emprise et sa réputation déjà établie dans le monde de la guitare avec Éclipse (1990), Fire And Ice (1992), The Seventh Sign (1994) et Magnum Opus qui d’ailleurs deviennent de gros succès au Japon. Un titre évocateur suivra avec Inspiration (1996), un hommage condensé de Deep Purple, Hendrix et Rush. D’ailleurs en matière d’hommages, il en fera plusieurs : Ozzy Osborne, Deep Purple encore une fois de plus, Aerosmith et Queen. À noter qu’il a eu des participations multiples avec le grand claviériste de renommée internationale Derek Sheridan, claviériste entre autres d’Alice Cooper, Kiss et Billy Idol pour ne nommer que ceux-ci. Un bref retour à sa formation classique bien sûr avec sa touche personnelle avec un album avec le Philharmonic Orchestra Tchèque avec Concerto Suite For Electric Guitar and Orchestra (1998).

Les années 2000 sont fait de multiples concerts avec deux albums genre greatest hits avec The Best of 1990-1999 ainsi que Oujya Ressou, le meilleur de son coté instrumental de sa carrière, de même qu’une participation au célèbre G3 de Joe Satriani avec nul autre que Steve Vai en 2005. Même année, reformation Rising Force avec Unleash The Fury, il s’adjoint le chanteur Tim Owens pour Perpetual Flame (2008).  2009 – parution d’Angels of Love avec un coté plus acoustique de ses meilleurs balades. Une carrière solo sans arrêt de compositions de 2010 2019 suivra avec des albums comme Relentless, Spellbound, Live in Tampa, World on Fire et Blue Lightning.

Maintenant parlons de ses guitares, toutes en grande majorité des Fender Stratocaster. Et une qui l’a eu à l’âge de l’adolecence qui l’a suivi tout au long de son périple dans le monde merveilleux du Rock et autres formes de ses compositions, une Fender Stratocaster de couleur crème et bien sûr, Fender ayant créé la Stratocaster Signature Yngwie Mamlsteen. La revue Time te le déclarera comme étant le numéro 9 de tous les guitaristes de tous les temps. Son immense talent de joueur-compositeur comme grand artisan hors pair dans bien des styles n’a pas fini de nous surprendre. 2020 nous réserve -t-elle une autre performance de ce génie ? Il est fort à parier que oui.

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

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  1. Geo Giguere

    21 novembre 2019 at 9:05

    Une analyse remarquable par le talentueux Normand Murray, Bravos!

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