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Joni Mitchell, parcours de l’artiste

 

Texte de Louis Bonneville

 

Une voie créative singulière guidée par une hyper sensibilité existentialiste.

 

La première collection musicale du vaste parcours de l’artiste expose cinq tableaux sonores élaborés en autant d’années. Ses toiles poétiques, signées d’une interprétation soliste, sont sans  contredit une étonnante réflexion introspective, exhibant un flot émotionnel intimiste d’une  densité vertigineuse. On décèle d’emblée que Roberta Joan Anderson (son nom véritable) fut foudroyée par un besoin de catharsis par l’expression artistique. La plupart de ses créations sont maintenant définies comme des archétypes du Folk et même de la chanson de tous genres. Cette peintre harmonique a su élaborer magistralement la quintessence des couleurs fondamentales d’un songwriter indélébile.

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C’est à la préadolescence que la jeune artiste des prairies canadiennes développe un intérêt marqué pour l’art pictural, tout en s’intéressant aussi à la musique. Elle s’initie au piano à 8 ans, suivi par l’apprentissage du ukulele baryton et finalement se livre à la guitare. Le Folk music est en vogue au début des années soixante avec l’essor de son Revival, la jeune interprète à la voix soprano angélique est captivée par ce genre et porte entre autres une attention particulière à l’œuvre de Judy Collins. En 1964, à 20 ans, forte de son engouement pour la musique, elle quitte le Alberta College of Art de Calgary pour se produire sommairement dans les boîtes à chansons de la ville de Toronto. C’est en 1965 à bord d’un train pour le Mariposa Folk Festival qu’elle écrit sa première chanson, Day after Day, pièce qui demeure aujourd’hui pratiquement inconnue de son répertoire. Malgré cela, en cette seule chanson tout est tracé, telle l’esquisse d’un autoportrait dessiné profondément d’un plomb gris sur une page blanche. Cette année marque aussi son mariage avec Chuck Mitchell, ayant lieu dans une mésentente moraliste ; la conscience de la jeune femme est déchirée du fait que son enfant illégitime est placé en foyer d’accueil et que Chuck refuse de l’accueillir au sein du couple. Les nouveaux mariés forment un duo musical à saveur Folk qui puise sa raison d’être dans la nécessité que sont les paiements de factures. Ils s’installent par conséquent à Détroit où ils connaissent un certain succès. C’est en cette période qu’ils font la connaissance d’Eric Anderson par l’entremise de Tom Rush. Le jeune musicien est très habile à la guitare, Joni explore avec lui les possibilités qu’offrent les accords ouverts à la guitare, cette découverte transcendera son jeu à jamais.

En 1966, une performance à l’exigu The Second Fret Coffeehouse de Philadelphie est captée par la station de radio universitaire WRTI. On retrouve sur cet enregistrement un éventail de chansons déterminantes, dont certaines feront partie des quatre premiers albums de Mitchell. En 1967 elle se sépare de Chuck Mitchell, devenant ainsi seul maître à bord de sa destinée musicale et personnelle. Elle s’installe à New York où ses prestations sont très remarquées auprès de la clique Folk du Greenwich Village. Judy Collins utilise le poids de sa crédibilité et fait pression pour que Joni puisse se faire entendre à l’important Newport Folk Festival. On consent à l’ajouter à la liste d’artistes réunis pour le workshop du dimanche après-midi 16 juillet. Sa performance est très remarquée autant chez le public que chez ses pairs. Leonard Cohen, faisant lui aussi partie de cet atelier, contemple Joni, ils seront d’ailleurs amoureux pour un temps… Le calendrier de la jeune artiste en cette année est abondamment chargé avec pas moins de 170 engagements. Lors d’un de ses nombreux spectacles donnés au The Gaslight Cafe en Floride, elle fait une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière…

C’est suite à son départ abrupt du groupe The Byrds que David Crosby se réfugie en Floride pour se ressourcer. Dans l’errance d’une de ses soirées, il entre dans ce Cafe de Coconut Grove et découvre la Canadienne en performance. Des décennies plus tard il relatera cette rencontre d’une verve enflammée : « je fus si époustouflé que je dus m’adosser contre le mur, cloué sur place et transpercé par ce que j’entendis, tout comme si on m’eut lancé une grenade explosive. Je n’arrivais pas à croire que quelqu’un puisse être aussi bon. » David la prend sous son aile et suite à son retour à Los Angeles, Joni le rejoint quelque temps plus tard. Dans le quartier de Laurel Canyon, les jeunes vedettes clés de la génération hippie forment une fraternité, Joni est introduite à ce clan par David. Tous ont maintenant les yeux et les oreilles en forme de télescope, où leurs visées perçantes contemplent et analysent cette étoile errante. La récente gérance de Mitchell, Elliot Roberts et David Geffen, lui dégotte un contrat avec Reprise Records. Crosby agira à titre de réalisateur pour ce premier album. Un solide ensemble de chansons des plus brillantes est sélectionné de son répertoire déjà vaste et imposant. L’auteure-compositrice-interprète est en pleine possession de son art, par contre la réalisation est défaillante. Crosby tente certaines expérimentations sonores. Il enregistre les cordes d’un piano vibrant en sympathie avec la voix de Mitchell. Cette tentative a seulement pour effet de créer divers problèmes de bourdonnement. Heureusement, cette excentricité fut abandonnée à l’étape du mixage. Cet exemple démontre évidemment que Crosby n’est pas un réalisateur et encore moins un ingénieur de son. Plus de quarante ans plus tard, Mitchell décrivit l’aspect technique de cet album comme étant un travail lamentable. L’album paraît en mars 1968 sous le nom de Joni Mitchell, il devait en fait s’intituler Song to a Seagull. L’omission fautive du titre fut imputée au label Reprise Records. Les ventes seront malheureusement bien inférieures à la qualité du songwriting de Mitchell, qui d’ailleurs fait un éclat kaléidoscopique en cette période avec certains de ses morceaux dont elle-même n’a pas encore endisqué : Both Side Now, Michael from Mountains et Chelsea Morning par Judy Collins, From Both Side Now par Frank Sinatra, The Circle Game et Song To A Seagull par Buffy Sainte-Marie, Clouds (From Both Sides Now) et Chelsea Morning par Dave Van Ronk et sans oublier Tin Angel, Urge For Going et la chanson titre de l’album The Circle Game de Tom Rush. Au début de 1969, Judy Collins, l’idole de l’adolescente Mitchell, remporte le Grammy Award Best Folk Performance pour la chanson Both Side Now. Signe des temps ! Le moment serait sûrement propice pour que l’étoile de Laurel Canyon endisque elle-même sa chanson.

La femme de 24 ans peut maintenant savourer les avantages pécuniaires de ses redevances récoltées. Elle fait l’acquisition d’une maison sur l’avenue de Lookout Mountain à Laurel Canyon et s’y installe avec sa nouvelle flamme, Graham Nash. Cette idylle prit d’ailleurs naissance alors que Nash assistait à un spectacle de Joni donné au Café Le Hibou d’Ottawa le 15 mars en cette année de 1968. Fait insolite, 3 jours plus tard, un autre musicien est foudroyé par le talent de Mitchell : en début de cette soirée, Joni assiste au concert de Jimi Hendrix au Capitol Theatre, quelques heures plus tard, au même Café où Joni est en résidence musicale, Hendrix débarque avec son reel-to-reel tape recorder pour enregistrer le spectacle de la jeune Canadienne. Il lui demande la permission de capter sur ruban ce moment musical. Il s’installe tout près de la scène, l’oreille attentive avec son micro à la main qui pointe vers l’artiste. Les deux artistes logent au Château Laurier, ils s’y retrouvent en fin de soirée. Durant la nuit ils écoutent cet enregistrement et parlent de musique. Le journal intime d’Hendrix fera référence à ce moment passé avec Joni : « […] fantastic girl with heaven words ».

Crosby, maintenant séparé de Joni, mijote l’idée de trouver quelqu’un de solide pour réaliser le deuxième album de l’artiste. Lui et Stephen Stills travaillent à un demo concocté par l’ingénieur de son Henry Lewy. C’est ainsi que Lewy est présenté à Mitchell, il deviendra par la suite l’ingénieur de son de l’album Clouds. Pour leur part, le label Reprise Records désigne Paul A. Rothchild comme réalisateur de l’album. Les sessions ont lieu au A&M Studios et s’enveniment rapidement. L’ambiance de travail dicté par Rothchild est austère et autoritaire. Vers la fin d’une des sessions, Rothchild se lève abruptement, regarde sa montre et s’exclame : « Je dois quitter pour aller faire un album avec le groupe The Doors, je serai de retour dans 2 semaines. » Joni se retrouve seul avec Henry, et elle lui demande : « Est-ce que tu crois qu’on peut terminer l’album avant son retour ? Car cet homme est en train de réussir à me faire haïr la musique ! ». Lewy devient par conséquent le réalisateur de l’album. Quant à Rothchild, son négligeable travail sera seulement crédité pour la chanson Tin Angel. Cette nouvelle complicité artistique amène dès lors Lewy à devenir le canalisateur du travail de Mitchell, ils réaliseront ensemble 13 albums en 14 ans. En cette même période, un projet d’album en spectacle est dans les plans de Reprise Records, prévu pour une sortie subséquente à Clouds. Deux spectacles sont enregistrés en février 1969 : le triomphal au Carnegie Hall et celui au Zellerbach Auditorium de Berkeley. Le projet ne verra malheureusement jamais le jour. Espérons que les précieuses bandes maîtresses sommeillent toujours dans une voûte prévue à cet effet. Ceci n’empêche en rien le deuxième album d’arriver dans les bacs des disquaires en mai 1969, un succès d’estime et commercial à la fois. Si en 1969 Judy Collins est couronnée avec la chanson de Mitchell, c’est au tour de Joni en 1970 de remporter le Grammy Award Best Folk Performance pour son album Clouds, duquel on retrouve Both Side Now. Le scintillement de l’étoile de Laurel Canyon perce ses nuages, elle est maintenant telle qu’une radioétoile…

Août 1969, l’événement Woodstock devient la pierre angulaire d’une génération qui tente de révolutionner le statut social par des actes de contestations pacifiques. Crosby, Stills & Nash font partie de la programmation, ils invitent Joni à s’y produire avec eux. Mais la foule innombrable et inattendue crée un chaos logistique. Geffen décide de retenir Joni à New York pour s’assurer ainsi qu’elle puisse être présente à son importante apparition télévisuelle prévue le lendemain à The Dick Cavett Show. Joni, cloîtrée dans l’appartement de Geffen, l’esprit exalté par la situation, écrit la chanson Woodstock qui deviendra l’hymne mémoriel du festival. Cet acte de création décrit bien que, malgré même ses deux albums réalisés en autant d’années, l’inspiration de l’artiste ressemble à une source impérissable. Un troisième album ne semble être qu’une question de formalité avant de surgir.

À la fin de l’année 1969, Joni et son collègue Henry Lewy, étant devenu ni plus ni moins sa troisième oreille, retournent au A&M Studios de Los Angeles. Assisté par cet esprit bienveillant, Joni peut maintenant élaborer ses idées et les propulser vers des niveaux supérieurs ; pensons aux harmonisations vocales qu’elle-même chante et qui sont réalisées par superposition de pistes isolées, une édification de l’esthétisme en soi. Si la réalisation a atteint de nouveaux niveaux sur différents aspects sur cet album, le fait tournant est sans contredit que Joni a réintroduit le piano dans son laboratoire créatif au cours des derniers mois. Cet apport instrumental impose de toutes nouvelles bases de couleurs, nuançant ainsi avec ses deux premiers albums de facture Folk d’un accompagnement à la guitare ; le talent rare de Laura Nyro avec ses chansons, telles que Lonely Women, a sûrement inspiré Mitchell en lui octroyant l’élan nécessaire pour pénétrer musicalement, sans aucune retenue, dans sa fragilité introspective. Ces nouvelles pièces au piano apportent un aspect transcendant et sidérant ; Woodstock joué au piano électrique Wurlitzer hypnotise avec son spectre sonore harmonique cristallin en suspension. L’album Ladies of the Canyon parait en mars 1970 avec une pochette constituée d’un travail pictural réalisé par Mitchell, tout comme l’étaient d’ailleurs ses deux précédents albums. Le public découvre sur cette troisième œuvre que l’image représentant la jeune beauté hippie à la guitare a entamé dès lors une métamorphose en celle d’une artiste dédiée à son art. Sa vulnérabilité dévoilée dans son œuvre éclipsera peu à peu cette figure emblématique générationnelle, étant bien évidemment une vision faussée de cette femme, où sa vraie quête en est une symbiotique avec son art et non avec celle de l’image publique. Avec le succès de cet album, l’émission de la radioétoile est si puissante, qu’elle n’est pas sans ressentir le contrechoc brutal de ses ondes radioélectriques à grandes portées…

Si en 1968 et 1969, Joni offre respectivement 141 et 80 apparitions diverses, il en va autrement pour l’année de 1970 et 1971 qui en compte 16 et 3. De plus, sa popularité l’amène à se produire lors d’événements à grand déploiement, qu’elle déteste ; la perte d’instantanéité et de proximité de son œuvre avec son public crée chez elle une étrange sensation de clivage, sa performance au festival Isle of Wight de 1970 en témoigne… À bout de souffle et fragilisée psychologiquement par le tourbillon de son succès et de ces années effrénées, Joni vend sa résidence de Laurel Canyon. La radioétoile tente de se retrouver en son noyau, elle se métamorphose en une étoile filante s’effondrant sur la France, l’Espagne et la Grèce. Mais ce voyage sur l’Europe ne suffit guère à faire en sorte de rallumer le corps céleste. En fait, il devra se mettre en veille pour un moment. Un contact avec la source des éléments l’attend à plus de 80 kilomètres au nord de Vancouver. Joni acquiert un lopin de terre tout près de Halfmoon Bay donnant sur la Mer des Salish. Une maison de pierres est érigée à l’été 1971. Coupé de presque tout, ce lieu devient un refuge sur plus de six mois pour l’être écorché à vif qui est tel un trou noir : surmenage, dépression nerveuse, pseudo conversion chamanique, retraite de type monastique et quête psychanalytique gravitent dans son atmosphère.

Peu importe ce dur moment que traverse Mitchell pour Reprise Records, à la fin juin de 1971 la géante bleue est en orbite et irradie la terre. Si Joni a quitté abruptement les planches, elle avait orchestré son retrait préventif. En janvier, elle était retournée avec Henry Lewy dans les studios A&M pour élaborer Blue. Si la vulnérabilité était plus que palpable chez l’artiste avec Ladies of the Canyon, sur ce quatrième album un paroxysme est exposé. L’état psychique chez la jeune femme est si fragilisé que ses défenses personnelles sont pratiquement renversées. Son esprit artistique exhibe sa détresse dans ces nouveaux portraits sonores. De plus, au même moment une autre idylle amoureuse secoue Joni, soit celle avec James Taylor, qui d’ailleurs participe à l’album en l’accompagnant à la guitare sur trois morceaux qu’elle interprète au dulcimer des Appalaches, instrument qui vient de s’ajouter à la création de Mitchell. Même si l’apport de ce musicien est notable, ainsi que ceux d’autres collaborateurs, Mitchell est néanmoins toujours solitaire à son avant-scène musicale avec cette mélancolie lui piquant l’épine dorsale à vif, telle la friction d’une aiguille sur son propre disque. En mars, les bandes maîtresses sont prêtes à être acheminées vers la production. Mais Joni se ravise, elle veut retirer deux chansons plus anciennes de son répertoire à la faveur de deux nouvelles : All I Want et The Last Time I Saw Richard remplacent Urge for Going et Hunter (The Good Samaritan). L’œuvre est complétée et totalement complète, si bien qu’ultérieurement, cette géante bleue deviendra l’œuvre solo féminine qui se hissera au plus haut sommet de la savante liste 500 greatest albums of all time du magazine Rolling Stone présenté en 2003, se retrouvant à la 30e position. Même histoire pour la liste The 150 Greatest Albums Made By Women réalisée en 2018 par le National Public Radio, qui positionne Blue au premier rang.

Malgré cette quasi-absence de la scène aux cours des 2 dernières années, Joni est on ne peut plus présente dans le collimateur de ses admirateurs. Elle sort de son repaire pour entamer une tournée présentant l’album Blue. Cette tournée, de 13 concerts de février à mars en Amérique du Nord et de 5 concerts de mai en Europe, est ni plus ni moins la première tournée officielle d’amphithéâtres de l’artiste. Encore seule sur scène, Joni livre son art à un public communiant. Toujours fortement inspirée, et ce dès le début de cette tournée, Joni présente 5 nouvelles pièces qui feront partie de son prochain album For the Roses. Geffen et Roberts viennent de fonder leur propre label Asylum Records pour entre autres donner la chance à leur nouveau protégé, Jackson Browne, de se produire. Il devient ainsi la personne toute désignée pour jouer en ouverture de ces séries de spectacles de Joni. Une relation amoureuse plus que tumultueuse, voire violente, unira les deux artistes pour un court moment. Reprise Records n’est évidemment plus dans l’équation du parcours de la chanteuse. Ainsi, For The Roses voit le jour en novembre 1972 sur Asylum. Geffen, ayant plus que jamais ses intérêts financiers en tête, incite Joni depuis un temps à composer une chanson cadrant facilement dans les standards radiophoniques. Elle lui donne ce qu’il veut en optant pour une approche satirique ; le premier simple de l’album est la chanson You Turn Me On, I’m a Radio, tournant d’ailleurs beaucoup à la radio dès sa sortie. Si cette chanson donne l’impression d’un aspect de légèreté à l’album, il en va autrement pour le corpus. La compositrice a élevé une fois de plus son propre niveau de complexité et il est facilement palpable que les fresques sonores suivantes auront besoin de couleur plus imprégnée et plus mixte. Une réorientation du langage musical se fait nécessaire pour la suite…

L’album marque ainsi la fin de ce chapitre d’aquarelles solitaires. Joni puisera dès lors de nouvelles couleurs beaucoup plus denses, telles que sont celles à bases d’huile. Elles seront pour la plupart du temps saisies dans la palette de noir Jazz. Ses toiles musicales seront désormais réalisées avec la collaboration de certains des plus impressionnants coloristes de ce ton. D’ailleurs, bon nombre de mélomanes croient que Joni se serait peut-être égarée en empruntant ce parcours majoritairement teinté de Jazz, perdant ainsi la quintessence de son art. Il aurait été intéressant de connaître l’opinion du défunt maître Miles Davis à ce sujet. D’autant plus, en sachant aujourd’hui qu’un de ses fils a rapporté à Joni que tous les disques de la femme sommeillaient avec lui près de son lit… En 2007, Herbie Handcock, celui qui fut entre autres collaborateur de Davis et de Mitchell, a dédié un album au talent de Joni avec River : The Joni Letters. L’année suivante, il sera couronné du Grammy Award de l’album de l’année. Bon nombre de grands musiciens et artistes ont été inspirés et/ou ont collaboré à son art, mais Henry Lewy a été un des rares à être au cœur des cycles de création de l’artiste. Il dira en bout de carrière que Joni est le seul vrai génie qu’il rencontra dans sa vie. Plus près, ici au Québec, le sensible poète harmonique Serge Fiori a découvert l’art de Joni avec For The Roses, depuis ce moment clé dans son cheminement artistique, il a rebaptisé l’artiste avec rien de moins que du dénominatif — Dieu.

Roberta Joan Anderson a gravé et révélé une œuvre complexe dont l’exposition est inouïe et scintillante comme une étoile polaire. Sa musique a réussi à polariser dans un même noyau certains des esprits les plus intenses qui soient de ce 4e art. On se souviendra sûrement à jamais de sa quête musicale comme étant cristallisée dans l’authentique…

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Joni Mitchell / Facebook — www.facebook.com/jonimitchellcom
Joni Mitchell / Site web — http://jonimitchell.com

Photos :

  1. Joni dans un moment de création artistique impromptu. (environ en 1970) — Photo : Facebook jonimitchell
  2. College of Art — Photo: jonimitchell.com
  3. Joni et Leonard — Photo : Getty Images/Prise par : David Gahr
  4. Joni, David et Eric — Photo : Pinterest/Prise par : Henry Dilt
  5. Le Hibou Coffee House — Photo : lehibou.ca
  6. Carnegie Hall — Photo : jonimitchell.com
  7. Laura et David — Photo: Getty Images/Prise par : Michael Ochs
  8. Isle of Wight Festival—Photo: Getty Images/Rolls Press Popperfoto
  9. Blue — Photo: metropolitim.wordpress.com
  10. Mariposa Folk Festival en 1972 — Photo : johndavidsonphotography.com/Prise par : John Davidson
  11. L’album Mingus — Photo : jaquo.com

INFOGRAPHE: MURIEL MASSÉ
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
ASSISTANTE RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
RÉDAC’CHEF: GÉO GIGUERE

2 Comments

2 Comments

  1. ricardo langlois

    27 septembre 2018 at 10:46

    De longues phrases longuement méditées…

    Tu nous parles de Woodstock, de Fiori…

    Tu as trouvé ton étoile polaire !!!

    On se berce dans tes phrases

    très belle écriture de poète

    mille mercis, on oublie vite nos talents…

    Ricardo

    • Louis Bonneville

      28 septembre 2018 at 11:01

      Merci beaucoup Ricardo!

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