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Knopfler – Johnson – Satriani

Les célèbres guitaristes
Article numéro 6

 

Par Normand Murray

Mark Knopfler
Virtuose du finger picking

Né en 1949 à Newcastle en Angleterre. Commençant avec des nombreux groupes de college bands, comme la majorité des guitaristes. Début de l’aventure de Dire Straits en 1977 avec la participation de son frère David sur la rythm guitar, à la basse, John Illsley et à la batterie, Pick Withers. Il envoie un démo à Vertigo Records par l’entremise d’un DJ du nom de Charlie Gillet avec nul autre que Sultans of Swing. Un premier album suit avec Dire Straits comme titre (1978), ne faisant pas grand bruit en Angleterre et dès lors, l’Amérique lui semble plus propice à son style et là où le single Sultans of Swing fait le bonheur de cette audience américaine.

1979. Communiquer avec le même genre qui le caractérise, comme étant assez même très doué en dextérité, vu son aptitude à jouer avec ses doigts et non un plectrum. 1980, Making Movies et en 1982, Love over Gold. Son groove de country rock étant vraiment prédominant. 1985, advient vraiment la consécration à être une super star avec nul autre que le Money For Nothing avec des sons synthétisés de guitares sur l’album Brothers Of Arms. Et si ma mémoire est bonne, première chanson de Much Music aux USA avec la mode des vidéos musicaux.

Début de carrière solo avec Local Hero (1983) et nouveau groupe les Nothing Hillbillies qui a eu un succès de collectionneurs ou fans finis de sa musique pour ne pas dire un tant soit peu en baisse par rapport à Money For Nothing. Concert bénéfice en l’honneur de Nelson Mandela (1988).
Les années 90, reformation de Dire Straits au grand plaisir de tous avec l’album On Every Street (1992) et une autre tournée mondiale avec par la suite un album live On the Night. Retour à la carrière solo avec une suite d’albums Golden Heart (1996).

Passage à l’an 2000 avec Sailing to Phladelphia (2000), The Rag Picker’s Dream (2002) et Shangri-La (2006) et son 5ème album solo Kill To Get Crimson (2007). 2008, tournée européenne et américaine. 2009, Get Lucky, autre tournée mondiale. 2012, Privateering et tournée avec en première partie, Dyland. 2015, Tracker2018, Down the Road Wherever, malheureusement cette tournée ne dura que six mois et adieu au monde de la scène pour Knopfler qui annonce lui- même dès la première journée de cette tournée, que ceci en sera sa dernière. Mais néamoins de dire aux fans et admirateurs qu’il continuera d’être en mode studio pour partager son énorme talent à nous bercer de ses mélodies que lui seul a le secret.  Le génie créatif ne pouvant jamais s’arrêter. En passant, lors de son annonce, il s’est même qualifié de Old Grand Dad.

Coopérations avec moultes artistes genre Chet Atkins, Hemmilou Harris, Eddy Brickell entre autres. Si on peut qualifier son style en fonction des vieux routards et légendes du monde Rock Country, on peut l’associer dans ses défilements de ses textes d’un tant soit peu Dyland et apparenter partiellement au jeu de guitare à un autre maître du genre, le non moins célèbre JJ Cale.

Équipement de rêve, la Fender Stratocaster et la Télécaster étant vraiment prédominantes de sa carrière. De même que Gibson, incontournable guitare à jouer avec le son qui caractérise la marque et Schecter. Et bien sûr la traditionnelle National Steel Resonator jouée dans Roméo And Juliet et mis en évidence sur la pochette de Brothers Of Arms. On attend impatiemment des nouvelles de ce grand guitariste. Une autre légende. Classé 27 ème selon Rolling Stone magazine, disons que sur celle-là Rolling Stone n’a pas été assez généreux envers lui, opinion personelle bien sûr. Fait à noter, ses dernières créations se vendent en deluxe edition, super deluxe et special edition.


 

Eric Johnson
Instrumentaliste de génie.

Né en 1954 à Austin Texas, ce perfectionniste et instrumentaliste surdoué a tout simplement commencé par des leçons de piano et dès l’écoute d’Hendrix en 67 avec Are You Experienced, son choix se porte définitivement sur la guitare pour notre plaisir à tous. Première formation avec un groupe Rock Fusion du nom The Electromagnetics au millieu des années 70, au Texas. 1977, son premier album Seven Worlds dont la compagnie qui l’avait signé pour 6 ans lui dit qu’ils ne publieront pas son album. Affront ultime pour lui. Il fait alors des sessions avec des artistes comme Cat Steven, Carole King et Christopher Cross et en 1984, il signe avec Warner Bros et parution de son vrai premier album Tones. Il paraîtrait que ce serait Prince qui aurait demandé à Warner de le signer en vantant son immense talent! Mais insuccès commercial avec ce premier effort.

1990, sortie de Ah Via Musicom, les ventes étant assez vertigineuses et par le fait même, le prix Grammy en 1991 lui est décerné pour meilleure prestation rock instrumentale avec la chanson White Cliffs of Dover. Voilà qui le récompensera, lui qui de 1987 à 2006 aura été en nommination à quoi 6 ou 7 reprises dans cette catégorie incluant instrumentation Pop. 1996, sortie de Venus Isle, autre album instrumental Blues Jazz. Tournée mémorable avec Joe Satriani et Steve Vai avec la tournée G3  en Asie en 2000. Personellement j’ai été voir G3 à Montréal, bien Johnson n’ayant pas de visa a été remplacé par Michel Cusson, ex-Uzeb, qui aux cotés des deux légendes a su tirer toute la gamme de sa grande dextérité avec tout le talent qu’on lui connaissait et foi de rocker, la version de I’m going Down a été tout un numéro à faire frissonner toute cette audience au centre Bell. Ce spectacle ayant été repris en 2006 en Amérique du Sud avec un dénommé John Petrucci, autre guitariste de talent. Encore 2006, vient la production théâtrale Primal Twang the Legacy of Guitar. En 2007, vient Love in a Musical Celebration, un hommage à son idole Jimi Hendrix en reprenant les succès d’Hendrix.

Son statut de grand guitariste officiel dans la généralité de sa célébrité a été consacré lors de la parution en 2000 de Live and Behond. 2005, avec son power trio, Alien Love Child et la parution de Bloom qui fut strictement orienté vers le blues. Derniere sortie d’album (2010) avec Up Close et 2017, Collage.

A fait aussi dans la pédagogie de la guitare avec des DVD et VHS parus en 1990, 1996 et 2006 intitulés Total Electric Guitar, The fine Art Of Guitar et The Art of Guitar. On n’énumerera pas toutes ses coopérations avec tellement d’artistes que ceci pourrait ressembler à un livre. Également je fais abstraction de bien des parutions de ce créateur de génie apprécié de toute la colonie artistique du monde Rock Blues et Jazz.

Ses joujoux, Rickenbaker, Jackson, Charvel, Gibson, Lespaul Custom Shop 59, Flying V et ses Fenders Signature avec les Eric Johnson Rosewood et Maple Neck. Tout en n’oubliant pas le modèle acoustique de chez Martin avec entre autre la Eric Johnson Signature model MC 40. Oui un instrumentaliste de génie s’il en est un.



Joe Satriani
Dit le prof.

Né en 1956 à Westbury New York, lui qui a littéralement fait un genre qui lui est propre du son 80’s. Un autre étudiant de piano à avoir été influencé par Hendrix avec Purple Haze. Dès lors il se procure une Hagström III, guitare suédoise de bon niveau. Et à l’âge de 17 ans, il se met à donner  des cours (oui des cours) à nul autre que Steve Vai étant son partenaire de cours. Milieu 70, il est pressenti pour remplacer Taylor avec son départ des Rolling Stones, mais ceux-ci décide de prendre Ron Wood!

Il a participé à la carrière solo de Mick Jagger. Un apprentissage de jazz advient. Déménagement à Berkely (1977) comme
professeur de guitare à l’université californienne de renom par ses implications sociales de la contre-culture Peace And Love des années 60. Il enseigne à des guitaristes de renom comme son éternel compagnon de guit de toujours Steve Vai, Kirk Hammet (Metallica), David Bryson (Counting Crows), Larry Lalonde (Primus et Possessed), Alex Skolnik (Testament) et Charlie Hunter.
1986, début de sa carrière phénoménale avec Not of this Earth avec de nouvelles textures dans les jeux de guitare de sa création dans sa technique personnelle. 1987, Surfing With The Alien, moment crucial de son début de carrière là où son potentiel immense est en valeur et désormais on le consacrera comme étant un incontournable du monde de la Guitare avec un grand G. Qui n’était pas pour rappeler le Jeff Beck Wired, qui plutôt avait fait un bonheur à bien des fans de guitare.

Satriani avec son Stach Boogie« méchant Boogie » et Always with Me Always with You venaient littéralement le propulser comme un grand de la Guit. 1989, Flying in a Blue Dream avec une touche d’humour avec Phone Call.

Les années 90, The Extremist (1992) axé sur les mélodies rock comme sur Friends. Apparition sur les albums d’Alice Cooper et Spinal Tap. Rejoint Deep Purple dans la tournée laissé en plan par Ritchie Blackmore. Time Machine (1993), un CD double avec des enregistrements inédits et d’un live. Advient ce qui deviendra une tradition dans son cas, les fameuses tournées mondiales des spectacle G3 avec des guitaristes de renom comme encore un fois Steve Vai.  Choisissant le troisième G avec  Robert Fripp, Yngwie Malsteem, John Petrucci et Robert Johnson et apparition spéciale de Michel Cusson à Montréal (problème de douane pour Johnson qui a su relever le défi de belle façon, qui en douterait!). Crystal Planet (1998), une comparaison inévitable avec Surfing With the Alien dans la similitude de son jeu de guitare.
Les années 2000, avec Engine of Creation, expérimental à souhait en incorporant l’électronique et la techno dans son son. De 2002 à 2006, trois albums viennent meubler nos oreilles avec Strange Beautyfull Music, Is there Love in Space et Super Colossal. Titre très évocateur assez colossal merci. Avec cette séquence il prouvera que Hendrix avait été son idole et la flamme initiale qui l’avait animé à ses débuts.

2008, album dont la mémoire est sollicité juste pour le titre avec Professor Satchafunkilus and the Mustirion of Rock. Le titre de prof étant plus que méritoire dans son cas. Tournée en l’honneur de Jimi Hendrix (2010) avec des partitions d’Hendrix et ses écrits musicaux. Une suite dont je vous fais grâce d’une série inintérrompue d’albums tous aussi dotés de sonorités à vous faire frissonner à souhait comme il me fait et ce, à chaque écoute. Dernier effort en 2018, de mémoire, avec What Happens Next.

Les à-côtés, une auto biographie des DVD à tour de bras et si vous voulez avoir une compilation de ses talents, ne cherchez pas loin, en 2014, une compil de 15 CD’S avec un CD bonus.  Est disponible pour les chercheurs de perles musicales avec The Complete Studio Recording et par le fait même, ses 30 ans de carrière. Ah oui, un live entièrement enrgistré à Montréal sous le titre de Stchurated Live in Montreal du Wormhole tour en 2012, une autre recherche pour nos chercheurs de trésors cachés comme les courses aux Bootlegs du temps. Une récapitulation de son groupe des années 70 The Squares est disponible avec the Best of the early 80’s demos.

Les revues de guitares tels Guitar World et Total Guitar le classe 5 ième et 6 ième meilleur au monde.

Sa collection de guitares se limite uniquement d’Ibanez de sa série de JS et toutes ses guitares sont adaptées à ses besoins personnels étant donné qu’Ibanez lui en fait sur mesure ou customized ainsi que les Amplis Peavy. Même ses pick ups des Dimarzio sont filés pour lui et uniquement pour lui. Une petite parenthèse, sa première guitare fut une Hagström III solid body à 17 ans.

Ceci paraîtra un sacrilège pour bien du monde mais je le considère comme étant à juste titre le Jimi Hendrix des temps
modernes avec sa grande créativité toujours en ébullition. Satriani a créé son monde et ce monde lui appartient, uniquement à lui et ses élèves qui l’ont pris pour prof. Le professeur au génie créatif. Mentor incontesté des années 80 et 90. Les années 2000 étant encore assez en vogue.


BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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