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Les 20 meilleurs albums Métal-Rock

Top des 20 meilleurs albums Metal


Par Ricardo Langlois (R.L.)         et        Junior Picard (J.P.)

Pour le top 20 du Métal, Ricardo a demandé à son ami Junior de participer à cet exercice. Entre 1981 et 1986, nous avions les mêmes goüts pour la musique. On allait ensemble voir des shows et on a travaillé ensemble sur des critiques de Kiss, Judas Priest et Metallica entre autres. Pour moi, Junior a été comme le p’tit frère que je rêvais d’avoir. Tant de bières, de rires et de moments de grand bonheur… ont marqué cette époque inoubliable.

1. Black Sabbath. Paranoid (1970) R.L.
La crise d’octobre au Québec. Pendant ce temps, un petit ado dans sa chambre construit son royaume. La musique est rock et lourde. Black Sabbath invente le heavy metal. Du heavy blues sauvage (avec une ambiance mystique) Paranoid, Iron Man, War Pigs etc. Le métal réinvente la roue prodigieuse. Une œuvre d’anthologie. Jimi Hendrix quitte ce monde le jour de la sortie de Paranoid.

2. Black Sabbath. Master of Reality (1971) R.L.
Comment survivre à cette musique. Tony Iommi est le maître du riff. Il a beaucoup étudié le rock et le blues. Il réinvente les codes…Il trace le futur du métal. Même la pièce Lord of this World est planante, c’est une ballade avec de belles paroles. Black Sabbath, apprend-moi le langage caché de ta musique!

3. Metallica. Master of Puppets (1986) R.L.
L’étoile montante du métal américain. On a découvert leurs albums en import chez Rock en Stock. Moi et Junior, on a suivi leur évolution depuis le jour 1. Master of Puppets, la pièce-titre a un refrain qui tue. Battery, dès le début de l’album, évoque le génie d’un jeune quatuor aux allures adolescentes. Dernier album avec Cliff Burton.

4. Metallica. Ride the Lightning (1984) R.L.
Intemporel. On l’écoute encore aujourd’hui. On retourne à nos souvenirs, sur ma table tournante à Lachine. J’en ai parlé beaucoup à Pop Rock. J’ai été un visionnaire pour Metallica. Gravé dans mon cœur, le métal underground allait triompher.

5. Iron Maiden. The Number of the Beast (1982) R.L.
Un autre grand classique. Un chef-d’œuvre du genre. La nouvelle ère du métal commence avec eux. La voix de Bruce Dickinson et surtout le bassiste Steve Harris (fan de Genesis, UFO, Jethro Tull) amènent Iron Maiden dans le royaume où l’ado devenu adulte se laisse toujours envoûter. En spectacle, le band est à son meilleur. Spectaculaire (les costumes et le visuel sont remarquables). Oui, c’est de la dévotion, je l’avoue.

6. Iron Maiden. Powerslave (1984) J.P.
Avec cet album Maiden est en pleine possession de sa gloire et pour la toute première fois un groupe métal jouait derrière le Rideau de fer en Pologne à l’époque de l’ancien bloc soviétique! Pour le thème de l’album, Maiden nous présentait une magnifique scène au décor des Pharaons d’Égypte et un Eddie en momie prêt à nous en mettre plein la vue. D’ailleurs cette tournée demeure l’une des plus marquantes de l’histoire de Maiden. Je me souviendrai toujours de leur prestation au Forum de Montréal le 27 novembre 1984 avec Twisted Sister en première partie!

7. Dio. Holy Diver (1983) J.P.
Suite à son départ fracassant de Black Sabbath fin 1982, suite à une dispute lors du mixage de l’album Live Evil de Sabbath, Ronnie James Dio décide de fonder son propre groupe en incluant ses potes des 2 précédants groupes Rainbow ; Jimmy Bain , Sabbath Vinny Appice ainsi que le jeune guitariste Vivian Campbell ayant joué avec Sweet Savage auparavant. Dès le départ je sentais une certaine colère chez notre R J Dio car pour répliquer à Sabbath, Dio nous présentait un album qui sera déjà un classique avec des pìèces comme : Rainbow in The Dark , Don’t Talk to Strangers , Stand Up And Shout, qui sont des incontournables du métal classique! Ronnie James Dio lors de son arrivée avec Black Sabbath en 1980 nous laissait un symbole mythique avec son MeloÏk ou Devil Horn que tous encore de nos jours utilisent comme symbole d’appartenance au métal …

8. Judas Priest. Screaming For Vengeance  (1982) J.P.
Avec cet album, Priest nous rendait visite pour la toute première fois à Montréal à l’Auditorium de Verdun et quel spectacle ce fut! J’en garde un souvenir très vivace! Que des classique sur Screaming avec des pièces comme : The Hellion, Electric Eye, Screaming for Vengeance, Bloodstone et le hit You’ve Got Another Thing Comin‘.

9. Judas Priest. Painkiller (1990) J.P.
Priest nous surprenait avec cet album qui donnait dans le thrash metal avec un tout nouveau batteur du nom de Scott Travis, ex Racer X, et avec ce dernier Priest passait à un niveau plus élévé avec des pièces qui encore aujourd’hui me donne des frissons comme Painkiller , Night Crawler, Little Rebel, All Guns Blazing! Priest était venu à deux reprises pour cette tournée à Montréal dont le fameux festival métal auquel j’ai assisté Operation Rock n’ Roll en été 1991 au Forum en compagnie de Alice Cooper, Metal Church, etc

10. Slayer. Reing In Blood (1986) J.P.
Pour ma part cet album est un classique de Slayer avec des pièces tranchantes comme des lames de rasoir et absolument aucun  remplissage et comme plusieurs, j’avais trouvé cet album beaucoup trop court mais très efficace.

11. Deep Purple. In Rock (1970), R.L
Le rock est en pleine mutation avec Led Zeppelin, Black Sabbath…et Deep Purple. Ritchie Blackmore s’impose des solos puissants. Deep Purple réinvente le rock (un mélange subtil de blues et de rock psychédélique). Child in Time est un morceau épique. Made in Japan est un live qui s’ajoute par la suite.

12. Megadeth. Rust in Peace (1990) R.L.
Les 4 As du trash metal, Metallica, Anthrax, Slayer et Megadeth. Malgré ses terribles problèmes relationnels et sa dépendance à l’alcool, Dave Mustaine arrive à trouver de nouveaux musiciens avec son inséparable ami bassiste Dave Ellefson. Marty Friedman est un guitariste doué. Le clip Holy Wars…The punishment Due est une longue pièce qui définit bien l’intensité et l’écosystème unique d’un métal lourd et raffiné. En 1995, j’ai revu Megadeth pour l’album Youthanasia…Fan un jour et pour toujours!!

13. Guns N’ Roses. Appetite for Destruction (1987) R.L.
Pour boucler les années 80, Axl Rose et Slash renversent la tendance… À la manière du poète Rimbaud, il surgit, jetant sur le vaste Univers, Sweet child O Mine. Pour Slash, le monde vibrera comme une immense guitare (le mot lyre est remplacé). En spandex, en kilt de cuir, Axl Rose est irrésistible (symbole sexuel capricieux), on l’aimera pour son audace. Fait intéressant : ils ont vendu 100 millions d’albums sur la planète. (hé, hé)

14. Accept. Balls to the Wall (1983) R.L.
Un album coup de poing. Innovateur, on parle de politique, d’amour et de sexualité… Love Child traite de l’homosexualité masculine (de l’identité). Du gay métal? ( Wikipédia) J’ai critiqué l’album en parlant en paraboles… La secrétaire du Pop Rock m’a appelé pour me dire qu’il y avait 3 gars qui voulaient me parler. J’ai peut-ëtre fait une bonne action (?) J’ai eu un énorme plaisir en entrevue avec le guitariste Wolf Hoffman!

15. Voivod. The Wake (2018) R.L.
Au loin, au loin, dans les décombres de War and Pain, Voivod fëte ses 35 ans avec leur meilleur album en carrière. Voivod a beaucoup expérimenté notamment sur Angel Rat et The Outer Limits (trash metal aux constructions redoutables). À écouter dans les hauteurs de la nuit.

16. Kiss. Alive (1975) J.P.
C’est avec cet album que je suis devenu un fan de Kiss lors de sa parution en 1975. Cet album est sans aucun doute le plus représentatif d’un spectacle de Kiss dans la glorieuse époque des années 70. 4 fois platine, ce qui est exceptionnel pour un album live qui fût produit par le légendaire producteur de Jimi Hendrix et Led Zeppelin, Eddie Kramer. Lorsque j’écoutais Alive, j’avais l’impression de sentir la fumée des pétards, la chaleur des flammes de Simmons ou la guitare supersonique du Space Ace Frehley tellement que je souhaitais assister à leur premier spectacle à Montréal le 21 avril 1976 au Forum, souhait qui fût réalisé avec mon cousin Bruno.

17. Anthrax. Among The Living (1987) J.P.
C’est avec cet album que nos moshers étaient venus en vedette pour la première fois à Montréal, soit au défunt Spectrum avec Testament en première partie. Avec Among Anthrax délaisse leur son hardcore de Spreading the Desease, leur album précédant pour un son et une production qui lui donne sa véritable personnalité avec des pièces rentre dedans comme Among The Living, Caught in a Mosh, Indians, I Am The Law, etc. Un spectacle d’Anthrax est un party thrash metal où le stage diving et le body surfing étaient de mise et je me souviens d’avoir slammé avec mes potes durant le spectacle! Quel souvenir!

18. Queensrÿche. Operation Mindcrime (1988) J.P.
Enregistré à Monrin Heights dans les Laurentides au Studio avec le poducteur Peter Collins, Rush, cet album est le premier album concept du groupe. À cette époque Geoff Tate habitait Montréal et selon la légende il fût influencé par la situation politique du Québec lors de l’écriture de l’album mais est-ce vrai ou légende urbaine? Lors de la première écoute j’ai reçu cet album comme quelque chose d’unique dans cet univers qui n’en n’avait que pour le hair metal fin des années 80, bref c’était une méchante décharge d’énergie et de pur bonheur l’arrivée de Operation Mindcrime en 1988 et quel spectacle en première partie de Metallica en 1988 au Forum mais hélas trop court!

19. AC/DC. Back in Black (1980) J.P.
1980 a été pour le metal, qui inclut le hard rock, une année faste et le début d’une nouvelle ère pour beaucoup de groupes et AC/DC n’y échappait pas avec la disparition du charismatique Bon Scott. Mais le goupe surmontant la tragédie, trouvait un remplaçant digne de lui succéder en la personne de Brian Johnson. Cet album avec For Those About To Rock est l’un de mes préférées du groupe.

20.  Dream Theater. Image and Words (1992) J.P.
C’est avec cet album que Dream Theater se forgea une solide réputation dans le prog metal. Fortement influencé par RUSH et E.L.P. Cet album fût le seul certifié Or aux USA mené de front par le canadien James Labrie au vocal, par la force de frappe de Mike Portnoy, fils spirituel de Neil Peart et par l’excellent guitariste John Petrucci, sans oublier John Myung qui est un bassiste hors pair et du claviériste Kevin Moore. C’est sans contredit l’album le plus important de leur carrière car il jetait les bases pour leur albums à venir. Mes pièces préférées sont: Pull me Under, Metropolis Part 1 et Take This.

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

3 Comments

3 Comments

  1. Geo Giguere

    22 avril 2019 at 12:02

    Un autre document exceptionel ecrit par 2 spécialistes! Merci Ricardo Langlois et Junior Picard, bravos!

  2. Michel Gignac

    25 avril 2019 at 11:49

    Aucun Motorhead ?

  3. ricardo langlois

    30 avril 2019 at 9:38

    Moi et Junior avons vécu toutes ses années de bonheur avec ce qui nous semblaient les meilleurs bands
    de l’histoire du métal… Pas de place pour Def Leppard,Motley Crue…Pour les 20 choix pas de chicane nous savions déja que c’étaient ceux que vous avez aimé en meme temps que nous…

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