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Meilleurs albums Live années 70

Les 3 meilleurs albums Live  années 70 choisis par les lecteurs du journal PopRock 2.0

Made in Japan – Deep Purple  

The Song Remains The Same – Led Zeppelin  

Seconds Out – Genesis  

 

Par René Maranda

 

Made in Japan – Deep Purple

Historique

Il réunit des titres enregistrés, sans overdubs, lors de trois concerts donnés au Japon en août 1972, pendant la tournée Machine Head. Ces concerts sont ceux donnés au Festival Hall d’Osaka les 15 et 16 août 1972 et au Nippon Budokan de Tokyo le 17 août 1972.

Sur cet album, les solos (de guitare, d’orgue, de batterie sur The Mule) sont allongés, les jams très longs : aucun titre ne descend en deçà des six minutes. On trouve également un  duel  de guitare et de chant entre Gillan et Blackmore sur Strange Kind of Woman. Ces passages complexes sont sans doute ce qui a contribué à la très bonne réputation de l’album. Cet album est considéré comme l’un des meilleurs albums live de toute l’histoire du rock.

Un coffret de trois CD, Live in Japan (1993), reprend la quasi-intégralité des trois concerts donnés au Japon, avec en bonus, Black Night et Speed King. En 1997, sort un Made in Japan remasterisé, pour le 25e anniversaire avec une autre version de Speed King et Lucille. En mai 2014, une édition définitive sort regroupant l’intégralité des 3 concerts.

Le concert préféré du groupe a eu lieu au Nippon Budokan  au Japon le 17 août 1972.

Le groupe est arrivé au Japon le 9 août, une semaine avant le début de la tournée, a été accueilli avec une grande réception et a été accueilli avec des cadeaux et des fleurs. Birch n’était pas convaincu que la qualité de l’enregistrement serait satisfaisante  car l’équipement fourni par Warner Bros. n’avait aucun contrôle de la balance et que la taille de l’enregistreur n’apparaissait pas assez grande à vue pour saisir un enregistrement de qualité commerciale.  Le groupe ne s’est pas intéressé au résultat final, se concentrant uniquement sur le fait de pouvoir livrer un bon spectacle. Par la suite, Lord a déclaré qu’il estimait que cette attitude signifiait que la spontanéité des performances et l’interaction entre les membres du groupe étaient bien capturées.

Le deuxième concert à Osaka était considéré comme le plus fort des deux, et en fait, ce spectacle constituait l’essentiel du disque sorti. Une seule chanson, Smoke on the Water du spectacle du 15 août a été utilisée, probablement parce qu’il s’agissait du seul concert où Blackmore jouait le riff d’ouverture du morceau conformément à l’album du studio. 

Le groupe a estimé que le concert à Tokyo le 17 août serait le meilleur de la tournée. Glover se souvient que douze ou treize mille enfants japonais chantaient pour Child in Time et le considérait comme un fait saillant de sa carrière comme Gillan.  Sur le site, une rangée de gardes du corps occupait le devant de la scène. Quand Blackmore a cassé sa guitare à la fin de Space Truckin et l’a jeté dans le public, plusieurs d’entre eux ont grimpé aux anciens fans pour essayer de la récupérer. Blackmore était agacé, mais le reste du groupe a trouvé l’incident amusant.  Le concert n’a pas été aussi bien enregistré que les spectacles d’Osaka, bien que The Mule et Lazy aient été jugés d’une qualité suffisante pour permettre la sortie finale.

Vinyle sorti en décembre 1972 (Royaume-Uni) et avril 1973 (États-Unis).

 Album 1Face A – Highway Star – Child In Time -Face B Smoke On The Water – The Mule

Album 2 Face A – Strange Kind Of Woman – Lazy – Face B Space Truckin –

Musiciens

  • Ritchie Blackmore : guitare
  • Ian Gillan : chant
  • Roger Glover : basse
  • Jon Lord : claviers
  • Ian Paice : batterie

 

The Song Remains the Same  –  Led Zeppelin

Historique

Cet album est enregistré lors de trois concerts donnés les 27, 28 et 29 juillet 1973 au Madison Square Garden de New-York. Les titres sont enregistrés par l’ingénieur du son Eddie Kramer avec l’aide du studio mobile de Wally Heider. L’album est mixé dans les Studios Electric Lady de New York et dans les Studios Trident de Londres.

La première du film a lieu à New York le . Le film est présenté à Londres deux semaines plus tard. Il fait preuve d’une grande originalité en présentant des extraits vidéo sur des combats chevaleresques, la moto de John Bonham, ou encore une fusillade. Ces vidéos mettent en vedette Peter Grant, Robert Plant, Jimmy Page, John Paul Jones et John Bonham et sont toutes tirées de leur imagination, dressant ainsi un portrait de chacun d’eux.

Le film est ressorti en DVD le  et une version blu-ray remastérisée contenant six nouveaux titres est sortie le .

La conception de la pochette représentait une maison de cinéma délabrée située dans les studios de cinéma Old Street à Londres, qui avait été utilisée par le groupe pour les répétitions avant leur tournée de 1973.

Jusqu’à ce que l’album et le film soient remasterisés et réédités en 2007, il y avait des différences significatives entre les deux en termes de chansons incluses dans chacune. Ces différences étaient les suivantes:

  • Le film comprenait  Black Dog  mais pas  Celebration Day.
  • L’album de la bande originale comprenait Celebration Day, mais pas Black Dog.
  • Le film incluait également  Since I’ve Been Loving You, l’introduction à Heartbreaker, l’instrumental Bron-Yr-Aur (qui est apparu sur Physical Graffiti ) et une œuvre à hurdy-gurdy Autumn Lake, aucune dont ont été présentés sur l’album.Parmi les autres pistes enregistrées au Madison Square Garden, mais omises à la fois dans le film et dans la bande originale, figurent  Over The Hills et Far AwayThe Ocean et Misty Mountain Hop.

Album original

Face 1 — 1 – Rock and Roll – 2 – Celebration Day – 3 – The Song Remains the Same – 4 – The Rain Song – 

Face 2 – Dazed and Confused – Face 3 – 1 – No Quarter  – 2 – Stairway to Heaven – Face 4 – 1 – Moby Dick – 2 – Whole Lotta Love – 

Musiciens

  • Robert Plant : chant
  • Jimmy Page : guitares, thérémine, chœurs
  • John Paul Jones : basse, claviers, mellotron
  • John Bonham : batterie, percussions

 

Seconds Out – Genesis

Historique

Seconds Out est le deuxième album en concert du groupe après Genesis Live, sorti en 1973.

L’album comprend l’ex-batteur de Weather Report et de Frank Zappa, Chester Thompson, qui démarre alors une longue collaboration avec le groupe. L’ancien batteur de Yes et King Crimson Bill Bruford, le premier batteur à seconder Collins en concert après le départ de Gabriel, apparaît sur la pièce The Cinema Show. Le guitariste Steve Hackett quitta le groupe à la mi-1977 alors que Seconds Out était en phase de mixage.

Enregistré le 23 juin 1976 au Pavillon de Paris (The Cinema Show) et du 11 au 14 juin 1977 au Palais des sports de Paris.

Rolling Stone a fait l’éloge de l’incarnation contemporaine du groupe, notant qu’ils comptaient moins sur la théâtralité qu’avant le départ de Peter Gabriel et sur une vague de penchants jazz-rock. Cependant, ils ont reproché à cet album de n’être rien de plus qu’une reconstitution de leurs enregistrements en studio, ce qui en faisait une sortie essentiellement inutile.

Une version remasterisée numériquement est sortie sur CD en 1994 sur Virgin en Europe et Atlantic aux États-Unis et au Canada. Cette édition et l’édition précédente du CD britannique retardent la transition de Dance on a Volcano à Los Endos avec quelques minutes de retard. (Le LP d’origine les a regroupés en une piste). La version incluse dans le coffret Genesis Live 1973–2007 corrige cette erreur. Le producteur de longue date de Genesis, Nick Davis, a terminé un remix 5.1 de cet album et d’autres albums live de Genesis, sortis sous forme de coffret en septembre 2009. En novembre 2012, une édition vinyle du 35e anniversaire a été pressée à l’aide des remasters de 2009.

Succès critique et commercial, l’album atteint la quatrième place dans les charts au Royaume-Uni et la 47ème place aux États-Unis, pays où la popularité du groupe n’était alors que relative, quoique croissante. En Grande-Bretagne, cet album se classa à la 4e des charts et en France à la 10e place. Il sera certifié disque d’or dans ces deux pays ainsi qu’en Allemagne.

Le groupe a eu l’idée de faire une synthèse plutôt réussie de titres emblématiques correspondant à sa première formation (avec Peter Gabriel). De ce point de vue, avec une prise de son bien meilleure que lors du précédent album en concert, celui-ci prend une dimension symbolique particulière : après le départ de Steve Hackett, les albums qui suivront marqueront une véritable rupture en adoptant un style de plus en plus éloigné des compositions précédentes.

Disque 1Face A– 1 – Squonk – 2 – The Carpet Crawlers – 3 -Robbery, Assault and Battery – 4 – Afterglow –

Face B – 1 – Firth of Fifth – 2 – I Know What I Like (In Your Wardrobe) – 3 – The Lamb Lies Down on Broadway – 4 – The Musical Box (Closing Section)

Disque 2Face A – 1 – Supper’s Ready – Face B – 1 – The Cinema Show – 2 – Dance on a Volcano – 3 – Los Endos –

Musiciens

  • Phil Collins : chant, batterie, percussions, tambourin
  • Steve Hackett : guitares électrique et acoustique
  • Tony Banks : claviers, guitare 12 cordes, chœurs
  • Mike Rutherford : basse, guitare 12 cordes, chœurs
  • Chester Thompson : batterie, percussions, sauf sur The Cinema Show
  • Bill Bruford : batterie sur The Cinema Show

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

2 Comments

2 Comments

  1. Geo Giguere

    8 juillet 2019 at 10:10

    J’ai vu Purple 2019 au centre Bell et le faux Purple a Quebec 198… bravos a Maranda , mega article!

  2. Ricardolanglois

    10 juillet 2019 at 12:49

    On a pas mal les mëmes gouts… a la radio étudiante c’était Genesis et Genesis?? C’était l’époque, faut croire Merci René

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