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Biographie de Bon Scott ex-chanteur d’AC/DC

THE LAST HIGHWAY. THE UNTOLD STORY OF BON SCOTT AND AC/DC’S BACK IN BLACK
Auteur: Jessy Fink
Publié en octobre 2017

Dans les heures qui ont précédé son décès, 
Bon Scott était en compagnie d’héroïnomanes notoires! Il prévoyait quitter AC/DC peu avant son décès parce qu’il savait que ça allait le tuer s’il continuait cette vie.  On a retrouvé son corps abandonné dans une Renault 5 en février 1980 à Londres.

 

Par Martin Achard

 

J’ai récemment terminé la lecture de Bon: The Last Highway, une toute nouvelle biographie de Bon Scott écrite par Jesse Fink, un auteur qui s’était déjà fait connaître des amateurs de rock en publiant The Youngs: The Brothers Who Built AC/DC, en 2013. Voici brièvement ce que j’en ai pensé.

Tout d’abord, l’ouvrage manque cruellement de structure et de synthèse, un défaut qui, à la longue, devient très lassant pour le lecteur. Les «développements» ont souvent l’allure de simples notes d’entrevues ou de recherche, et les redites y sont fréquentes. La faute incombe ici dans une certaine mesure à la maison d’édition, ECW Press de Toronto, qui aurait dû exiger une réécriture et un travail de peaufinage substantiel. Donc, sachez à quoi vous attendre si vous entreprenez la lecture du livre.

Néanmoins, la biographie a le mérite de rassembler plusieurs témoignages inédits venant de gens qui ont connu Bon Scott, souvent intimement. Sur la base de ces témoignages, Fink tente d’étayer deux thèses, qui ne sont pas entièrement nouvelles:

1) Scott serait mort d’une overdose d’héroïne, plutôt que d’une intoxication à l’alcool.
2) Même si sa contribution n’a jamais été officiellement reconnue, on lui devrait certaines des paroles qu’on trouve sur «Back in Black», entre autres celles de «You Shook Me All Night Long».

Les deux thèses sont plausibles, surtout la seconde, qui est à mon avis une quasi-certitude. La première s’appuie sur le fait que Scott, dans les heures qui ont précédé son décès, était en compagnie d’héroïnomanes notoires, et sur le fait que, indépendamment de son problème d’alcoolisme, il lui arrivait, sur des coups de tête, de consommer des drogues qui étaient mises à sa disposition. La seconde repose sur un faisceau d’indices, notamment: la récupération probable par les frères Young du précieux carnet de notes de Scott après sa mort, dans lequel il consignait différentes idées et rédigeait des ébauches de textes; la qualité des paroles sur «Back in Black», qui fait clairement contraste avec la vulgarité et l’insignifiance des paroles des autres albums où Brian Johnson est le chanteur; et la présence de certains termes et de certaines expressions dans les chansons de «Back in Black» qui font directement écho à la vie personnelle de Scott.

En ce qui concerne sa relation avec les autres membres

Il y a peu de détails sur ses relations avec les autres membres du groupe. Quelques personnes interviewées dans le cadre du livre rapportent avoir été témoins d’un manque amabilité de Malcolm Young à l’endroit de Bon Scott, mais personne ne sait avec certitude à quoi tenait ce manque d’amabilité. La cause la plus probable est l’alcoolisme de Scott, que Malcolm Young devait voir comme une menace au bon fonctionnement et au succès du groupe, même si, de son vivant, Scott s’est toujours très bien acquitté de ses obligations en studio et sur scène.

Bon Scott n’a pas d’enfants légitimes connus. Quelques personnes au cours des ans ont prétendu descendre de lui, mais leurs affirmations prêtent au doute et ne reposent sur rien de solide.

 

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Pour ma part, les passages que, au final, j’ai le plus apprécié dans cet ouvrage sont les témoignages détaillés de trois femmes que Scott a fréquentées en parallèle dans les dernières années de sa vie. Ces témoignages, qui concernent en bonne partie sa personnalité, sont trop concordants pour ne pas être crédibles. Ils révèlent des aspects que ne laissait soupçonner le personnage de «wildman» joué par Scott en tant que chanteur d’AC/DC, notamment son romantisme dans ses relations avec les femmes et son désir de se raffiner intellectuellement, par exemple par la lecture de classiques de la littérature et la visite de musées. Un peu surprenant me direz-vous? Sans doute, mais ce dernier point concoure à expliquer pourquoi Bon Scott était, en son genre, un si brillant parolier, dont la prose simple et directe, mais riche en humour et en traits intelligents, demeure à certains égards un sommet dans l’histoire du hard rock.

Infographie Daniel Marsolais
Webmestre Steven Henry

1 Comment

1 Comment

  1. Geo Giguere

    décembre 22, 2017 at 11:38

    Bienvenue dans l’équipe de redaction Pop Rock 2.0 Martin!

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