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Entretien avec McCartney

Paul McCartney par Paul Du Noyer
Conversations des mots qui vont très bien ensemble
Éditions J’ai Lu, paru le 17-07-2018
 (574 pages  – 15.95$ chez Archambault)

Par Ricardo Langlois

La machine a commencé avec les Beatles. La musique comme porte-parole d’une génération. Chanter au monde la liberté et la joie de vivre. Les Beatles, c’est le premier chemin. Les jours glorieux… En 7 ou 8 ans, ils ont porté la planète sur leurs épaules. Nous avions besoin d’un maître en art musical pour forcer l’oreille et le cœur des hommes. On peut au moyen des sons séduire l’humanité. Je voudrais que le germe se transforme en arbre.

Résumer toutes les conversations avec Paul McCartney serait interminable. Je vais à l’essentiel.
Au chapitre 5, le rock était additif, c’était la jeunesse, la rébellion, la sensualité. Dans les années 1950 personne n’utilisait les mots rock et culture dans la même phrase. Les années 1966 et 1967, c’est la mystérieuse évolution des idées de Lennon et de McCartney. Paul considère Paperblack Writer parmi ses meilleures chansons. Penny Lane est une chanson épique qui inaugurait un été hautement psychédélique. Il y a eu cette rencontre avec Dylan. Après lui avoir joué des passages de Sgt Pepper, il déclare : Oh j’ai pigé vous ne voulez plus être mignons. La postérité veut que Lennon soit l’aventurier artistique et McCartney le chanteur grand public.

PAUL DÉCOUVRE JIMI HENDRIX …

Paul a un don. Non seulement, il joue de nombreux instruments. Il connaît bien la culture émergente. Il a fait monter Jimi Hendrix sur scène au Festival Pop de Monterey, ce qui lui lança sa carrière. Sgt Pepper, l’idée de ne plus être les Beatles. Et si on faisait semblant d’être un autre groupe (p 129). La presse disait qu’est-il arrivé aux Beatles? Mais en réalité c’était génial parce qu’on savait qu’on faisait une sorte d’album légendaire. Je me souviens qu’un prof à mon école avait décidé de nous faire découvrir quelque chose qui pourrait changer votre vie (si je me souviens bien de ces mots). Le message a passé (faut croire, puisque ce fut mon premier album avec Black Sabbath) qui m’ont transporté dans un royaume magique, inoubliable!

L’APRÈS- BEATLES

McCartney est un album de liberté (p 155). J’enregistrais juste pour le plaisir. Il en garde le souvenir d’une période de grand bonheur. Les premiers mois avec sa belle Linda. Elle l’aidait parce que Paul était un guitariste à la maison. Il joue aussi du blues à la guitare. Enregistrer à la maison avec les enfants (Mary et Stella). Paul était heureux malgré quelques empoignades avec le reste des Beatles. Ram, le 2e album, est une histoire dingue (presqu’improvisée).Fait intéressant : quand John ou George sortait un album, je me renseignais. La vérité, c’était que nous nous manquions (p 180).

McCartney a été un certain sommet de la Vie. Il a atteint en toute liberté ce qu’il a vécu avec les Beatles autant en carrière solo qu’avec les Wings. Il a refusé le Chaos de l’existence. La liberté dans la création. Une bonté prévenante. Une bonté providentielle, c’est pour cela que je l’aime et que j’admire McCartney. Il est vrai, naïf quand même.Les Wings, c’est une aventure qui a duré de 1971 à 1979, soit un peu moins longtemps que les Beatles. McCartney devait se battre contre les Stones et Dylan, mais aussi Led Zeppelin, Bowie et T Rex. Alors? Red Rose Speedway arrive avec un couronnement : My love, une ballade superbe. La charge émotionnelle est aussi forte avec Band on the Run, un album riche en rythmes et en styles. Live and let Die est une réussite. Guns N’ Roses l’a modernisé. Des tas de jeunes connaissent cette musique.

A DAY IN THE LIFE

Pour le magazine Momo, Paul brise un tabou, à la question, quel est votre héros? Il répond John Lennon et pourquoi l’admire-t-il? Son talent énorme, beaucoup d’esprit de courage et d’humour. La plus grande réussite de Sgt Pepper A day in the Life est peut-être le meilleur exemple de leur alchimie. Deux efforts indépendants se combinant en un TOUT parfait (p 274) Et puis j’arrête ici. Ai-je bien critiqué la valeur de ses innombrables conversations à sa juste mesure. Est-il possible d’admirer un humain si profondément? Un artiste aussi complet? Lorsque nous sommes arrivés à Boucherville, je visualise, oui, c’était les Beatles, McCartney en premier. La pochette de Ram que je tiens dans mes mains. L’illusion d’être poète, romantique… Paul, tu es venu à mon secours. Je t’aime et je ne crois pas une miette que tu as 76 ans! Il est le Roi des Icônes rock… Une dernière anecdote (elle n’est pas dans le livre), son dernier album a été enregistré en grande partie sur son téléphone intelligent.

NOTE DE L’AUTEUR

Le premier et l’avant-dernier paragraphe s’inspire du texte La musique comme porte-parole dans Le Gai Savoir de Nietzsche. En même temps je voulais démontrer que l’Amour de l’Art n’est pas une illusion. Il n’y a pas de logique à reconnaître la valeur d’un musicien en tant qu’esprit libre, je ne fais pas une critique de l’ex-Beatles mais j’envoie un coup de chapeau à quelqu’un qui a changé l’écosystème en profondeur du rock.

 

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BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

2 Comments

2 Comments

  1. Geo Giguere

    12 mars 2019 at 11:59

    Macca, le grand frere que jaurais aimé avoir! Ricardo Langlois, le journaliste que nous sommes chanceux d e lire!

  2. ricardo langlois

    13 mars 2019 at 2:52

    https://www.youtube.com/watch?v=nGTSmAB4I1U

    a réécouter son dernier album

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