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Donnacona Blues 2019

Blues Donnacona 2019

du 7 au 11 août 2019

Texte : Nathalie Leblond          Photos : J-F Desputeaux

Durant plus de quatre jours, soit du 7 au 11 août, le Festival de Blues de Donnacona a eu encore une fois une programmation impressionnante. De belles découvertes et plein de bonheur à revoir et retrouver des artistes que l’on aime. Il y a eu plus de seize groupes durant ce week-end, je ne vous parlerai pas de tous ces groupes  passés au festival cette année, ils seront sous ma plume dans un avenir prochain. Mais bien ceux à laquelle j’ai eu une petite vibe!

SRV Tribute Blues Band (Québec), en ouverture sous l’immense chapiteau, vu les nombreuses demandes du public, c’est la 2ème fois au Festival que SRV Tribute Blues Band se produit, l’ambiance fut survoltée dès les premières notes de Scuttle Buttin.

J’étais assise seule sur la mezzanine du petit impériale (Casbah) à Québec. La première fois que je les ai vus, je suis tombé des nues dès que je les ai entendus… Un hommage hallucinant à voir! Ce soir, ils en sont à leurs 106 prestations, ils ont la même passion qu’au début de 2012, l’année où ils se sont tous réunis pour démarrer ce projet. Olivier Gagné, alias Stevie Ray Vaughan ne peut rendre ce vibrant hommage sans la complicité et l’excellence musicale du batteur Steve Gendron, la rythmique impeccable du bassiste Claude Baillargeon et l’époustouflante performance de Michel Hains aux claviers. Les jeux de guitares intégrales, ça déferle en abondance. Quand la caisse de la guitare suinte, c’est que c’est intense en svp! J’avais déjà écrit dans un autre média que …  »Jamais un hommage n’a été si défini, c’est impeccable! La sonorité, les solos, la voix et le look sont similaires à Stevie Ray Vaughan, il incarne à merveille ce légendaire Texan qui nous a tous marqués ».

Steve Marriner (Ottawa)
Il est le chanteur, guitariste et harmoniciste au sein du band Monkey Junk, et a de plus harmonisé et accompagné Harry Manx pendant plusieurs années. L’artiste Canadien Colin James en fait son harmoniciste…. Il nous a livré son blues à saveur Roots, Soul pour débuter tout en douceur ce soir, devant une foule admirative.

JP Soars (Memphis)
Dès les premières riffs, ça sonne en ta!… Un ancien joueur de heavy metal converti au son du Blues… Ça promet pour la suite. Tout y passe avec JP Soars, avec son son de guitare grasse, on entend du twist, rock, blues c’est son Gypsy Blues électrique à lui. Il joue aussi avec le groupe Southern Hospitality qu’il a créé avec son ami Victor Wainwrigth, mais ce soir il est seul à la guitare. Nous laissant au passsage, un superbe beau blues sensuel, qui nous laisse admirer sa dextérité. L’ambiance est endiablée !

The Lachy Doley Group (Australie)
Dès qu’il touche les notes du clavier, il est envoûté et nous déferle une symphonie auditive jamais entendue. Cet Australien est vraiment hallucinant à voir aller, il sautille, grouille ne reste jamais en place et il nous ensorcelle avec ses cris de morts stridents! Il n’y a aucune note vierge sur son instrument, impossible tellement il te brasse ça un clavier lui! Une seconde visite pour The Lachy Doley Group ici à Donnacona, mais sûrement pas sa dernière… Il est unique dans sa matière!

Nick Moss and Dennis Gruenling (Chicago)
Quel bon choix d’avoir placé Nick Moss and Dennis Gruenling à la programmation à cette heure. Une bonne fin de soirée de vendredi où on ne voudrait pas que ça s’arrête. Nick Moss a su charmer son public avec sa sonorité et son style dynamique bien à lui. Du vrai Chicago Blues and Electric Guitar. Nous réservant l’exclusivité de la sortie de son nouvel album Lucky Guy au festival, où il est accompagné par l’excellent harmoniciste Dennis Gruenling. D’une classe à part, Gruenling a enivré la foule par sa prestance solide et son jeu de souffle incroyable. Un party enlevant!

Riot and The Blues Devils (Montréal)
Un joyau pour finir la soirée… Riot and The Blues Devils nous en mettent plein la vue et les oreilles et nous garde à danser avec son Blues Rock & Roll jusqu’à tard dans la nuit. C’est magique, festif. Hains au clavier, c’est le king ce soir y’est en feu! Un band qui a de la drive …

Fuel Junkie (Montréal)
Ils sont full au gaz d’énergie, parfait pour faire lever la foule présente pour festoyer. Avec Justin Saladino à la guitare et trois saxophones de tonalité différente. Moi qui aime le sax, je suis choyée. Un groupe prometteur de la relève Blues certain! Mark LeClerc à la voix et sax ténor, Philippe Brochu et Kaven Jalbert sax ténor. Je regarde mon ami et photographe Jean-François Desputeaux prenant la pause Blues, c’est très rare… C’est du bonheur de le voir se dandiner, concentré sur les artistes en prestation. Quoi de plus sensuel qu’une toune d’amour à trois saxophones, avec chacun leur solo langoureux. Fuel Junkie à revoir.

Slam Allen (New York)
De New York, dès qui est monté sur la scène avec son sourire radieux, nous étions convaincus de passer un moment d’exception. Ce sympathique musicien avec son style à la BB King nous a offert tout un show! Des solos de guitare en abondance, une voix enjouée, une présence scénique fabuleuse avec des duels musicaux à profusion. Et un petit bain de foule pour fraterniser encore plus. Allen, sympathique et d’une gentillesse incroyable, invite sur scène Michel Hains un gars de chez nous, venir nous épater avec ses prouesses au clavier. Quand il a ouvert la machine, ce fut magique, même Slam Allen fut impressionné. Un show de calibre!

Bywater Call (Toronto)
Mon coup de cœur du festival cette année c’est sans contredit Bywater Call, ce jeune band de Toronto. Nous sommes saisis sur le coup par cette voix puissante et touchante de ce petit bout de femme… Meghan Parnell, wow incroyable! Ils sont plus que sept musiciens qui l’accompagnent à merveille sur scène. Ils sont jeunes et bourrés de talent tous et chacun, dont un trompettiste absolument renversant, Steve Dyte qui nous a ébloui avec un solo absolument émouvant. Quelques vidéos disponibles comme Arizona, Silver Lining sur les plates-formes web habituelles. Ils n’ont pas encore endisqué, mais c’est promis à l’automne. Ça vaut le détour, quelle belle découverte.

Dustin Arbuckle and The Damnations (Wichita)
Un des harmonicistes qui possède une voix aussi enivrante que son harmonica, c’est bien Dustin Arbuckle. Le band qui l’accompagne a un son qui nous invite à se trémousser. Une ambiance de plaisir… Juste pour nous, il était à deux plages horaires sur la programmation. Ça valait vraiment la peine de les découvrir, à revoir pour en savourer encore plus.

Bryan Lee and The Six String Therapy
Il n’a pu donner sa prestation, car à 2 hr avant le spectacle, il est pris d’un malaise il est transporté d’urgence en ambulance. Son band a donné la prestation quand même avec Mike Deway en remplacement à la guitare et c’est le bassiste qui a chanté… On lui souhaite un bon rétablissement.

Erja Lyytinen (Finlande)
Ça rock en masse, elle déplace de l’air cette Finlandaise, elle a un riff de guitare écoeurant, ça chauffe comme un feu à vif! Elle nous séduit avec La vie en rose de Piaf à la sauce Lyytinen. Trop courte prestation pour pouvoir apprécier tout ce talent. Rappelez-vous de son nom, Erja Lyytinen, elle repassera sous peu.

Nanette Workman (Québec)
Notre plus belle rockeuse au Québec, c’est sans contredit Nanette Worman. Je comprends bien les Stones d’avoir été séduits par sa magnifique voix d’une richesse veloutée et pleine de soul où elle laisse ses empreintes vocales sur l’album Let it Bleed… D’une courte prestation de 5 chansons, elle s’est donné corps et âme pour nous éblouir. Elle a fait une interprétation de la chanson de Jean Leloup I lost my baby mais d’une manière beaucoup plus sensuelle, ce qui lui a valu une ovation bien méritée. On l’aime depuis toujours notre Nanette…

Paul Deslauriers Band (Québec)
Ils sont sur la route depuis un grand bout, mais en 2016, la 32ème édition du International Blues Challenge à Memphis a honoré le Paul Deslauriers Band en deuxième place comme meilleur groupe parmi des centaines de participants et depuis le PDB remporte de nombreux prix au Maple Blues Awards entre autres. Leur route les mènent à travers 300 concerts au Canada, États-Unis et en Europe. Ils ont même fait partie de la programmation du Big Blues Bender de Las Vegas en septembre 2017. Ils font partie des grands bands québécois du Blues. La symbiose des musiciens est évidente et parfaite. Quand on a le meilleur batteur canadien récompensé récemment au MBA Sam Harrison dans ses rangs, on est équipé pour veiller tard. Un talent de producteur s’ajoute aussi à sa carrière…Il possède un studio d’enregistrement chez lui, où à été enregistré leur dernier opus. Un qui a du fun sur scène, c’est le bassiste Alec Mc Elcheran en plus d’avoir l’esprit créateur sur cet album, il a l’ambition d’un gamin toujours prêt à faire un mauvais coup … il danse, sautille partout, chante, il apporte une énergie nouvelle au groupe. Et l’un des meilleurs sinon le meilleur guitariste blues que l’on a ici chez nous au Québec, c’est bien Paul Deslauriers. Il nous déferle des jeux de guitare impressionnants à un manche, deux manches, électrique ou acoustique en plus de posséder une voix chaude et enveloppante avec un petit grrr…. dedans. De l’expérience musicale il en a, ayant côtoyé sur scène Angel Forrest, Dawn Taylor Watson, Sue Foley, Strongman et plusieurs autres groupes de prestige à travers le globe.

À l’automne 2019, ils seront le band vedette avec Bruce Dickinson (Iron Maiden) et l’Orchestre Symphonique de Québec pour y jouer le 50ème anniversaire de l’œuvre composé en 1969, par Jon Lord, le claviériste de Deep Purple ainsi que les textes par Ian Gillan, Concerto for Group and Orchestra. Ça devrait être assez débile à entendre ça.

L’industrie du Blues au Québec est remplie de joyaux d’artistes et le PDB c’est un diamant qui s’est raffiné avec le temps. Ce soir, ils ont étés étincelants de par leur prestance, la qualité de leurs pièces musicales. Procurez-vous leur dernier généreux album de 13 titres Bounce, vous allez tout comprendre… N’ajustez pas le son de votre appareil, car ça rock et quart et ce drette en partant.
Happy wasting time with you PDB !

Le Blues, c’est une thérapie de bonheur collective! 
Nous sommes vraiment choyés d’avoir pu voir et entendre des artistes 100 % blues de qualité d’ici et d’ailleurs. Ce qui fait que le festival de Blues de Donnacona est unique, c’est l’accueil, le dévouement et la passion des bénévoles qui vous assurent un week-end extraordinaire! Avec une programmation du tonnerre! Quand je vous dis que ce festival est le plus beau, en voici la preuve, quand tous les membres du comité organisateur prennent le temps de se rendre aux portes du site à la fin du festival, pour nous remercier et nous serrer la main, nous les milliers de festivaliers, ça, c’est de la classe!

Chapeau Donnacona, on vit au rythme du Blues avec vous, et ce, depuis 14 ans!

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BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

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  1. Geo Giguere

    29 août 2019 at 10:15

    superbes images et un texte revelateur, Avec en Prime, le sexy Nanette!

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