Spectacles

Hommage à Led Zep

Avec la bête de scène Rick Hughes                                                                                                  

Victoriaville, 21 avril 2018

Rock Sur La Montagne

Texte: Luc Falardeau     Photos: Ghyslaine Payant

J’arrive à Victoriaville aux alentours de 18h30. Je monte la côte pour me rendre au sommet de la montagne Arthabaska. La vue panoramique sur le belvédère est à couper le souffle. Il y a une longue vue avec laquelle vous pouvez regarder tout autour, 360 degrés. Il y a une grosse croix et le pavillon où le spectacle se donne.
J’entre et je vais au bar me choisir une bière, Le Baron Noir du Trou du Diable. Je suis un amateur de microbrasseries.

Je vois Maurice Richard avec son équipe, tous vêtus de noir, arborant les T-shirt Rock Sur La Montagne.

Maurice dit  »On ouvre les portes, ça commence ». Il est 18h45. Maurice m’assigne une table réservée juste au centre. L’organisateur Maurice Richard a été le premier imprésario de Voivod dans les années 80.

Panic In Detroit joue dans les speakers. Il y a un autre bar à droite, un bar-express, cash seulement. Assurez-vous d’emporter de l’argent si vous allez là. Nous ne pouvons faire de retraits pour s’acheter T-shirts,  posters ou CDs, il n’y a pas de guichet sur place. Je dépose ma bière sur la table et je suis le producteur Maurice Richard au backstage pour discuter avec la conjointe de Rick, Nancy, qui est belle et gentille. Rick Hugues est dans son auto avec son chien, il fait sa méditation. Il est convenu que je le vois à 19h15. D’accord.

Je vais alors voir le gars du son, Stéphane Bergeron. Il est accompagné de sa fille Pénélope qui est à l’éclairage.

L’équipement-audio lui appartient. La console est une Soundcraft SI Impact, ce n’est pas une grosse console, une moyenne disons. Je suis un amateur de consoles. Les amplificateurs sont des Crown, 3 amplis pour la bass, 2 pour les mids et 2 pour les tweeters. Pour un total environ 10 000 watts. Je suis un maniaque de l’audio. Les speakers sont des Orpheus, un produit québécois avec des driver JBL dedans, c’est solide. Stéphane a aussi une console pour l’éclairage mais les spots sur le stage font partie de  la salle.

Maurice me présente la photographe Ghyslaine Payant, elle est une photographe professionnelle dans le milieu artistique.

Entrevue! À 19h15 , je monte les marches pour me rendre à l’arrière et par hasard, Rick entre de l’extérieur et on arrive face à face. Il a un hoody sur la tête et de bien belles bottes. Il est cool, il a le sourire, le look d’une star, c’est une vedette. Je lui serre la main et je me présente, il m’attendait. Sa chienne Rosie regarde l’audience puis décide d’aller dans la salle voir le public. Rosie affectionne déjà une madame.

Nous allons chercher le chien et retournons backstage pour se diriger vers sa loge tout au fond du couloir.

J’attends qu’il s’assoie et je prends l’autre chaise. Rick porte un T-shirt assez spécial avec une tête de mort dessus.

Sa conjointe est derrière lui debout qui s’occupe de sa coiffure.

Je lui ai posé plusieurs questions, il m’a compté de bonnes anecdotes avec Metallica et Motorhead, que vous pouvez écouter dans son intégralité dans le journal Pop Rock. Il est super smart, il me serre la main et je retourne dans la salle avec fierté et je m’assoie à ma table. Un couple se joint à moi, le monsieur aime Led Zeppelin et me raconte qu’il a fait écouter le DVD de Led Zep à sa femme pour la mettre au parfum. Ce n’est pas trop long que le spectacle commence.

Rick arrive avec ses beaux cheveux, sa belle chemise ocre fleurie et un jeans. Il est beau, il est bien shapé, il est sexy. Il est l’animateur et il fait les présentations. Il est accompagné de son grand frère Dan Hughes au drum. Dan joue la batterie avec Rick depuis toujours. Il a un style Bonham, il a ça dans le sang. Rick et Dan sont accompagnés ce soir par André Barrière à la guitare. Mike Plant ne pouvait pas être là, un conflit d’horaire. Et le dernier ingrédient de la recette secrète, le bassiste Louis Bastien, vu avec HIGH VOLTAGE.

Premier set:
– Rock and Roll    –   Celebration Day   –   Living Loving Maid   –   Ramble On   –   You Shook Me   –  Communication Breakdown    –  Good Times Bad Times    –  What Is and What Should…   –  The Lemon Song    –  How Many More Time

Il fallait être là. Je suis chanceux, un privilégié. Entre chacune des chansons, Rick raconte quelque chose. Il fait l’animation. Durant les chansons il nous regarde, il fait des signes, il demande si c’est bon, il fait des tumbs up, il nous pointe du doigt, il nous pointe son micro, pour nous faire chanter, pour nous faire crier, il nous fait taper des mains. C’est une bête de scène.

À un moment donné, ma perception a changé, je ne regardais pas un spectacle hommage à Led Zep, je veux dire que ce n’était pas 4 gars qui essayaient d’imiter Led Zep. Parfois un groupe hommage c’est un peu quétaine.
Non, c’est le spectacle de Rick Hughes, tu viens qu’à oublier que c’est du Led Zep. Rick EST Led Zep. Il est meilleur, tu comprends mieux les chansons, il prononce mieux.

Quand ils ont commencé à jouer Led Zep 2 j’ai vraiment capoté, je suis fan fini de cet album depuis que c’est sorti,
j’écoute ce disque depuis que j’ai 7 ou 8 ans. J’en ai eu plusieurs copies. Rick raconte que c’est avec cet album que tout à commencé pour lui, ça lui a sauvé la vie à partir de 14 ans.

Rick nous raconte que pour bien du monde c’est Led Zep qui a inventé le Heavy Metal, mais quand ils ont commencé, c’était du Heavy Blues. Il ajoute  »Led Zepellin c’était pas un band pop » et ils enchaînent. Durant You Shook Me, je me suis surpris à chanter à tue-tête. Quand André Barrière a fait son lead guitare sur Communication Breakdown, Rick a aimé ça et lui a donné une tape sur l’épaule. Rick nous remercie de nous être déplacés, il est charismatique. Il raconte qu’il est privilégié d’être encore capable de chanter et il remercie Dieu.

Pour ce qui est de l’atmosphère dans la salle, il y a du monde debout de chaque côté, ça danse, ça jase, ça crie.
Le fait que c’est des tables rondes avec des chaises, un moment donné ça devient chaotique et difficile de se déplacer, ce n’est pas comme dans une salle avec des bancs fixe, mais ça ajoute à l’expérience unique. Rick descend de la scène pour aller danser avec les belles rockeuses ici présentes. Un moment magique.

Durant l’entracte, du Styx joue pendant que j’attends au bar pour une autre bière et un Jack Daniel. Et je
danse, je suis heureux et je parle avec les gars et Maurice. Faire jouer du Styx à l’entracte est une bonne plug
pour le prochain spectacle de Styx 26 mai, ici même.

Deuxième set:
– I Can’t Quit You    –  Over the Hills and Far Away    –  Dancing Days    –  The Ocean    –  Since I’ve Been Loving    –  Immigrant Song     –  Black Dog   –  Stairway to Heaven    –  Whole Lotta Love 

Durant I Can’tt Quit You Baby, il y a beaucoup de bruit dans la salle, le monde n’est pas tranquille, le party
est pogné. Le gars à côté de moi dit que le guitariste André Barrière est à la hauteur. Il a joué avec un archet. Moi j’étais tout simplement hypnotisé. Rick nous dit que nous sommes arrivés en même temps que le beau temps. Merci. Dan, à la batterie, il fait son comique au micro. Il fait une imitation, je pense? J’ai rien compris mais c’était drôle!

Rick demande à la sécurité de laisser les gens s’approcher du stage. Il dit ‘‘Pas besoin de sécurité, on
s’aime ». Il raconte que  »plusieurs d’entre nous avons dansé un slow sur Stairway To Heaven ». Nous avons eu droit à Dazed And Confused en rappel.

Après le spectacle Rick fait beaucoup de PR

Beaucoup de jasettes et photos avec le public. La photographe nous a pris, Rick et moi dans sa loge. Par la suite nous nous dirigeons au vestiaire ou on pouvait acheter des posters et des CDs que nous pouvions faire autographier.

Saviez vous que:
Sword a fait la première partie de Metallica en 86 au Colisée des Bois-Francs, ici à Victoriaville?

Le nom de son chien Rosie fait référence à  »How Many More Times » la dernière track de leur premier album!

Extrait du spectacle de Rick le lendemain le 22 avril

INFOGRAPHE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
ASSISTANTE RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
RÉDAC’CHEF: GÉO GIGUERE

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