Spectacles

Stephen Faulkner à la PDA

Stephen Faulkner

Places des Arts, 6 octobre 2018

Stephen Faulkner, auteur-compositeur et poète, alias Cassonade, est revenu sur les planches du show-biz nous séduire par ses chansons parfois country, parfois folk. Certaines qu’on avait peut-être oubliées n’ont pas perdu de leur fraîcheur. Seul et à l’aise au piano et à la guitare, il réussit à nous captiver avec ses solos jazzés et bluesés plein d’entrain. Il alterne entre le jazz et le rock, chante les airs français et entremêle les refrains des Beatles à ses propres tounes.

C’est grâce au producteur Jean Desmarais Lavigne qui l’a heureusement fait sortir de sa recluse, après huit mois d’attente, que Faulkner était convié à renouer avec son public. Le début de la mini-tournée a commencé un samedi soir dans un lieu très intimiste qu’est la salle Claude Léveillée de la Place des Arts. Piano à queue déjà installé, Stephen Faulkner semblait bien heureux et en très grande forme. Nous retrouvions l’ambiance des boîtes à chansons, où la communication entre l’artiste et le spectateur bénéficiait de cette proximité. L’écoute respectueuse, voilà le public cible que le chanteur souhaiterait en tout temps, et en finir si possible de jouer dans les bars trop bruyants où on ne cesse de parler, ce qui le déconcentre un peu trop.

Peux-t-on parler d’un retour sur scène? Non, il choisit plutôt le mot continuation. Il continue à chanter, oui, ses vieux succès, mais aussi à interpréter les chansons des autres artistes qu’il aime tant. Et espérons-le, qu’il continue à nous faire connaître ses plus récentes compositions. Ce qui est certain, le voir en spectacle, c’est comme ouvrir un album de souvenirs à travers ce musicien de grand talent qui a diverti et allumé toute une génération.

Il a débuté au piano avec À Cheval Donné, on r’Garde pas la Bride, composition de 1980, et il a enchainé avec ses autres succès, Cajun de l’An 2000, Le Météore, Toujours un bum où le public répondait, Fermez les Honky Tonks, Doris, Si j’avais un char… En se fermant les yeux, dès la première chanson, on reconnaît l’intemporalité de sa voix.

Il raconte quelques souvenirs impérissables entre les chansons… Un jour, avec Paul Daraîche, nous chantions pour des prisonniers. Certains nous ont donné un coup de main à remettre l’équipement lourd dans le camion. Arrivés pour le 5 à 7 au domicile de Paul, on s’est aperçu plus tard que le colosse ‘helper’ s’était enfui avec nous, se camouflant parmi les instruments et les immenses amplis. La fenêtre de la chambre à coucher était grande ouverte…on n’avait rien vu! 

Si Plume ne l’avait pas vu gratter sa guitare lorsqu’il avait 18 ans, le chanteur Cassonade prétend qu’il n’aurait jamais endisqué ces succès, et n’aurait jamais fait ce métier! Il a cependant grandi avec un père pianiste de jazz à la maison. Il n’est pas exclu qu’il aurait suivi ses traces, puisqu’il était devenu un excellent pianiste, guitariste et bon chanteur! La rencontre avec Michel Latraverse demeure l’événement le plus crucial de sa carrière. C’était la dure école à cette époque, mais riche époque d’expériences.

ll s’est fait cowboy un certain temps, jazzman aussi pour intégrer des paroles plus éloquentes et charmeuses qui lui permettaient de faire la cour aux femmes. Il est un grand romantique. Aujourd’hui, il est là pour notre plaisir, humble et talentueux!

Il a maintenant 64 ans et 46 ans de carrière. Il a su s’entourer des meilleurs musiciens du Québec.

Pierre Harel écrivait dans une de ses chroniques de 2015 : «Cass» Faulkner est un poète remarquable pour qui la poésie se transpose dans l’existence, là où elle doit être. C’est un peintre d’émotions simples et populaires à l’instar des naïfs. Voilà pourquoi la chanson country lui va tellement bien car à travers la mouise radiophonique, cacophonant d’émotions factices et de sentimentalités vides, ses chansons sont tout simplement vivantes comme il l’est lui-même à vivre sa vie de poète. Je souhaite sincèrement que Stephen Faulkner, mon ami «Cassonade», réussisse à nous faire le bonheur de sortir un nouveau CD de chansons nouvelles au plus tard en 2016.

Stephen Faulkner a écrit plusieurs nouvelles chansons, mais ne sait toujours pas s’il sortira un album. Ses sorties ‘spectaculaires’ qu’il prépare prochainement lui donneront l’occasion de nous les dévoiler, voici un extrait de Un Morceau de l’Autre.

Stephen Faulkner sera l’invité le 26 octobre prochain du restaurant Bistro Ste-Cath qui offre à ses clients presque 300 spectacles dans une année. Les profits seront versés à la communauté. Il jouera aussi le 10 novembre au resto Les Îles en Ville de Verdum, entrée 15$. Il continuera de pianoter et de placoter chaleureusement aux gens présents le 16 novembre à La Sainte-Paix de Drummondville, les 25 et 26 janvier 2019 au Magasin Général Lebrun de Maskinongé, le 16 février à Le Bistro Gainsbourg de Gatineau et le 22 février à L’anti Bar de Québec. Bons spectacles monsieur Faulkner!

En première partie 

Je ne connaissais pas Sabrina Lemieux Douville, auteure-compositrice, pianiste et guitariste.. Elle a interprété six de ses compositions. Elle était merveilleusement accompagnée d’une violoncelliste et d’une choriste, MP ELLE et Véronique Boulanger. Doux spectacle. Sabrina Lemieux fait partie de la formation Les Doubles Croches et du duo Girls on the Road. 

INFOGRAPHE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
ASSISTANTE RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
RÉDAC’CHEF: GÉO GIGUÈRE

1 Comment

1 Comment

  1. Geo Giguere

    11 octobre 2018 at 9:02

    une rencontre touchante entre une habile journaliste et un genereux musicien. la mise en page est fabuleuse. bravos a Muriel Massé!

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