Dossiers

Le phénomène Steven Henry

Portrait de Steven Henry
Un influenceur aux multiples talents! 

Par :  Nathalie Ruscito        et            Muriel Massé          

Steven Henry :  ‘’Je suis juste un mec qui a été impliqué dans l’industrie de la musique pendant plus de 25 ans!‘’ 

Nous vous présentons un de nos principaux collaborateurs, un membre exceptionnel de l’État Major de notre  équipe, Steven Henry. Steven est avec nous depuis trois ans. Webmestre de notre site Poprock.ca, chef de l’équipe de production de nos rencontres filmées de Famille Rock, monteur de ces entrevues et des clips de promotion, et responsable de nos médias sociaux. Homme sympathique, drôle et charmeur, nous l’aimons tous. Il est d’une aide précieuse. Nous vous le présentons, non seulement pour toutes ces qualités, mais pour vous décrire le musicien et l’artiste underground. Excentrique personnage avec une vie mouvementée de grand voyageur dans le règne musical époustouflant et étourdissant du monde heavy metal. Tous rêvent de voyager comme lui, ainsi à travers la planète à participer aux plus grands festivals de musique comme roadie et technicien de scène!  P.S. Il est l’auteur des vidéos présentés dans l’article.

Portrait de notre ami métalleux, modeste et discret (en tout cas, avec nous autres). 

Photo : Muriel Massé

STEVEN HENRY est né à Laval le 24 mai 1972. À l’âge de quatre ans, après la séparation de ses parents, départ pour Ste-Agathe avec sa mère qui s’est remarié là et un retour à Laval à l’âge de huit ans avec ses nombreux déménagements autour de cette grande banlieue de Montréal. À 16 ans, il a décidé d’habiter chez son père à Pointe-Calumet. Son père venait juste de se remarier et l’atmosphère familiale avait quelque peu changée. La belle-maman n’aimait pas trop le heavy métal! Discordance. Adolescent, Steven était plutôt rebelle, un genre reject, mais heureusement un nerd qui trippait sur l’électronique. C’est à 17 ans qu’il s’installa à Pont-Viau dans son son premier appartement et c’est là que tout a vraiment commencé... Perdre sa virginité, avoir son indépendance dans son p’tit 1 1/2, sortir aux Foufounes Électriques voir des shows, acheter des albums chez Rock en Stock et acquérir une deuxième guitare. ‘’J’ai eu ma première guitare quand j’ai pu commencer à travailler à 16 ans pour Multisens comme technicien d’électronique, décembre 1989’’. Il savait déjà, tout jeune, qu’il voulait être musicien et avoir son propre groupe!

Voulez-vous rire un peu ? : ‘Mon first band ever  de Granby (1992), un groupe de covers rock. Orgasmatron de Motorhead était de notre répertoire.’

Un retour chez sa mère pour deux ans à Granby, mais où son expérience de musicien a été prolifique, Il a joué dans un groupe de covers rock, joint un autre groupe, Winds of War, speed metal classique, mais dit-il humblement ‘J’ai été renvoyé parce que je n’étais pas assez bon, alors j’ai décidé de créer mon premier band de death metal au nom ridicule de Decorpitation‘. C’est en 1993, à 21 ans, qu’il déménage à Montréal sur le Plateau Mont-Royal à deux rues de chez Piggy de Voivod. Il le croisait souvent quand il allait pratiquer à la Cité 2000 où son local était tout près du sien! En 1994, il donna son premier show live au Jailhouse Rock avec un groupe rock alternatif, Hang Over . Peu après son groupe de death metal s’est appelé Neuraxis. Ça leur a été difficile de se trouver un batteur. Pendant plus d’un an et demi, ils ont pratiqué et joué en spectacle avec un drum machine emprunté du batteur de Hang Over. Vers la fin de 1995, le groupe avait trouvé son drummer!

                                                    1990                                                                      1999                                                                      2004

Entre-temps, il s’est fait pas mal de contacts et a fraternisé avec la scène. Il a travaillé au Cathouse,  a été DJ au Purple Haze, la salle du deuxième étage, le Black Hole. et a commencé à booker des shows, Il a rencontré le promoteur Stéphane Mellul(BCI) et a été son assistant de 1994 à 2007. Son intérêt pour devenir éclairagiste a commencé là. Avec le temps, Steven a réussi à se faire un nom comme éclairagiste en travaillant pour plusieurs groupes dans les p’tites salles underground de Montréal. La vie nocturne, il a connu ça! Il travaillait dans les bars et jouait dans 8 bands! Et enfin, après avoir fouiné dans plusieurs projets, Neuraxis a sorti son premier album en 1997. Afin d’augmenter la visibilité du groupe, autant local que dans l’international, Steven a fait une compilation avec des groupes indépendants des 4 coins du monde. Neuraxis a alors pris de plus en plus d’ampleur.

L’Internet commençait. Peu de gens y avait accès facilement, mais lui, il s’y est intéressé aussitôt. C’était basic à l’époque le html!. Steven programmait des sites web et il a monté les premiers sites de promotion de plusieurs groupes métal dont Cryptopsy, Kataklysm, Dying Fetus, et Dark Tranquillity! 

 

Neuraxis avec Robin Milley, Yan Thiel, Ian Campbell, Alex Erian et Steven Henry

On peut dire que Steven Henry est adepte de Heavy Métal depuis sa tendre adolescence. L’apocalyptique année 2000 arrive et il perd un peu le contrôle de tout, trop de responsabilités. Séparation avec sa copine, ensemble depuis 3 ans, fin décembre 1999. Intoxiqué dans l’alcool et les drogues, il a déménagé trois fois entre 1999 et 2001…À son retour de tournée  nord-américaine, automne 2001, il s’est trouvé un appartement dans le quartier gay et il y reste encore aujourd’hui! Endroit de perdition et de partys les premières années! C’est dans ce quartier qu’il avait formé son autre groupe, Urban Aliens. Mais à un certain moment, Steven perd tout intérêt dans le business de la musique, profondément écœuré surtout lorsqu’il apprend que le batteur de Neuraxis quittait la formation. Il a été remplacé temporairement par un autre drummer(Etienne Gallo) la tournée canadienne et européene. Malgré sa dépression, il ne fallait pas lâcher, Neuraxis allait bien. Première tournée mémorable en Europe en 2003 grâce à leur troisième album, Truth Beyond! Le 17 mars 2003, gros show au Metropolis de Montréal avec avec Slain + Ashes of Eden + Neuraxis + Quo Vadis + Anonymus.  5 bands locaux à 20$ du billet. Hé bien il y a eu plus de 2000 personnes à ce foutu spectacle dans une ambiance pas possible!

Steven a composé dans les quatre premiers albums de Neuraxis ; Imagery (1997), A Passage Into Forlon (2001), Truth Beyond (2002) et Trilateral Progression (2005).   

En 2004, il a embarqué dans un nouveau projet metal extrême sous le nom de Empathy Denied et il a commencé à travailler aux Foufounes Électriques comme lightman et des fois comme DJ après les spectacles. Ses deux formations allaient bon train ; sorties démo, CD, DVD. 

Après une grosse tournée américaine et canadienne d’un mois en 2005 (ils ont presque croisé l’ouragan Katrina, pognés au Texas dans le traffic pour 24h) et suite à ces trop longues distances (Montréal-Floride, Houston-l’ouest canadien et retour à Montréal) à conduire entre les shows dans des conditions très difficiles,  il s’est dit alors ‘fini pour moi les tournées!’  Et finalement, Steven a laissé le groupe  le 11 janvier 2006 en sachant que les boys  avaient accepté de faire 4 tournées (dont une qu’il calculait qu’elle allait être un désastre). Ils n’ont pas voulu l’écouter et… ce fut vraiment la pire tournée de leur existence.!

Il se fait engager au Café Chaos comme DJ en avril 2006 et en économisant, il s’est payé un voyage en Allemagne pour le plus gros festival heavy au monde, le Wacken Open Air avec accréditations pour couvrir l’événement pour le magazine abitibien, l’Arsenic. Deux années comme journaliste à couvrir  le Wacken Open Air et le Party San Metal Open Air . On pourrait dire que pour la deuxième fois dans sa vie que… tout a commencé là, en croisant les gars de  Kataklysm au Party San!

En 2007, le producteur Maurice Richard (ex-gérant de Voivod et de Bruno Pelletier…) et fondateur de Rockatak, le ‘Rocker’ a demandé à Steven de l’aider dans la promotion et les éclairages des 25 Ans du Métal Québécois. Un projet de 3 soirs de spectacles au Club Soda. Empathy Denied a joué à la troisième soirée!

Voilà l’histoire mouvementée d’un musicien, DJ, éclairagiste, technicien de scène, conducteur de minibus, promoteur, cameraman, photographe… Par ailleurs, il a aussi déployé ses talents en tant que planificateur, infographe, programmeur de sites internet, mise en marché, vente de produits dérivés et agent de placements (booker) pour plusieurs groupes dont il s’est occupés personnellement et de d’autres formations musicales en tant qu’employé au sein de leurs équipes de production et aussi comme assistant-réalisateur.

Steven avec les boys de First Fragment en tournée dans l’est du Canada

 

« Je dois dire que mon passé était pas mal plus actif et chaotique que maintenant. Maintenant je joue dans deux groupes, Urban Aliens et Empathy Denied, pour sortir un album chacun et faire quelques shows, mais c’est lent comme développement. Entre temps je travaille pour Kataklysm (depuis 2007) et Ex Deo comme guitar tech. Nous étions supposés de faire 3 à 4 tournées cette année et une tournée avec Ex Deo, qui est composé des membres de Kataklysm, sauf que le style de musique est différent. À cause de cette période d’arrêt obligatoire à travers le monde (Coronavirus), malheureusement, je suis très déçu, ces tournées en Amérique latine et en Europe sont annulées! ». 

Il explique : ‘Avant d’être technicien de route, roadie, j’étais musicien et je travaillais dans les bars comme DJ et promoteur (expliqué plus haut). J’ai eu mon label, Neoblast Records, ma compagnie de distribution et j’ai aussi travaillé pour un des plus gros promoteurs métal dans les années 90 à 2000… puis j’ai lâché mon plus gros groupe, Neuraxis, en 2006 que j’avais formé. J’étais tanné de faire de la tournée et de crever de faim pis dormir à terre. Ironiquement presque deux ans plus tard, j’étais sur la route avec Kataklysm comme éclairagiste, en tournée partout dans le monde et ce, dans un plus grand confort.’

 

 

Un gars qui ne mâche pas ses mots pour nous décrire cette dure réalité qu’est de vivre en tournée, loin des siens, entre la route, les salles de spectacles et les hôtels, les partys, la vie nocturne, entouré des artistes et des vedettes de l’équipe de production avec qui il doit transiger, se faire accepter, travailler fort, donner de son mieux, apprendre  et surtout, ne pas s’en plaindre.   En tant qu’autodidacte, Steven s’est perfectionné sur la route à travers les années ajoutant ainsi plusieurs cordes à son arc, parfois boudé par certains, trop ‘cool ‘pour lui adresser la parole, nous confiant que l’équipe technique est parfois plus vedette que les artistes. Fort heureusement à 47 ans, Henry est en tournée avec des plus gros noms et fait partie de plus grosses productions avec des conditions de tournées améliorées et mieux organisées et des cachets plus prestigieux Celui qui voyage depuis quelques années déjà à travers l’Amérique du Nord au Sud, en Europe, en Australie, en Afrique du Sud, en Norvège, en Finlande et au Japon… bref on peut dire qu’avec le groupe Kataklysm, monsieur Henry se promène aux quatre coins du monde et travaille dans les plus belles salles de spectacles et les plus gros festivals de musique heavy et metal!

KATAKLYSM live, Haarlem, Hollande – 08/12/2019

L’année précédente, en novembre et décembre 2018,  il a fait une grande tournée européenne avec Slayer où il travaillait pour le groupe d’ouverture,  le groupe de Floride Obituary. 

Et il en a profité pour assister et filmer discrètement en cachette quelques performances de Slayer.

Et voici comment ça s’est passé la séance de la photo de groupe avec tous les musiciens et les techniciens… et la foule, naturellement!

Encore un vidéo à vous montrer, qui représente l’ensemble de cette monstrueuse tournée (25 grandes villes européennes), devant et derrière la scène. On peut apprécier son travail, son talent de cameraman, de photographe et de monteur.

Quand il n’est pas en tournée dans les autres pays, il participe, travaille  dans les festivals québécois de musique heavy qui sont aussi très intéressants. Une journée, à la représentation d’un show de Ultra Vomit au festival Heavy Montréal en 2018, une surprise l’attendait ; « En attendant qu’Ultra Vomit commence, des étrangers (les spectateurs) crient mon nom. Ça fait weird. C’est de la faute à Myriam et son chum d’avoir influencé ces gens, lol. C’est une première pour moi, le cameraman…! »

 

Petite anecdote d’un contrat qu’il a eu fin novembre 2019. Il raconte : J’ai travaillé  une semaine avec ces Mexicains cool (Darkside Ritual & Disrupted). Des enfants amusants, faciles à travailler, pas d’ego ; juste heureux d’être là et de jouer de la musique. De vrais jeunes guerriers, prêts à faire la fête le plus possible. Vivre la vie, ils me manquent déjà. Ça a été un plaisir de travailler et d’être avec eux, merci mes chers humains tacos !

Mais l’important c’est… Faque en 2020, l’important c’est mes 2 bands, Urban Aliens et Empathy Denied, faire 2 à 3 tournées pour Kataklysm et Ex Deo, si les circonstances le permettent, pêcher tout l’été (mon plus beau passe-temps) pis filmer des shows par-ci, par-là. À long terme, j’aimerais finir tout ce que j’ai commencé musicalement car j’ai 2 autres projets, Axiomized et Idiotpathetics; pour lesquels j’ai monté plein de compositions mais je n’ai pas le monde et le temps pour les réaliser en ce moment. Je pensais arrêter la musique à 40 ans et là, j’en ai 47 pis je ne sais pas quand ça va finir tout ça. J’y vais au jour le jour, finir une chose à la fois. J’ai l’impression que le temps va plus vite, mais en fait, c’est que tout prend plus de temps, surtout si je dépends des autres car tout le monde a ses préoccupations.

 

La Famille Rock tenait à souligner la chance qu’elle a d’avoir un tel collaborateur. ‘Merci Steven pour ta précieuse aide. Nous espérons te garder à nos côtés très longtemps. Nous te souhaitons beaucoup de succès à venir dans la réalisation de tes projets les plus chers !’

Le producteur et animateur Géo Giguère et Steven Henry, administrateur web et responsable des médias

 
BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

7 Comments

7 Comments

  1. Geo Giguere

    5 avril 2020 at 2:50

    formidable mise en valeur d’un infatigable membre de la Famille rock. Bravos pour cette superbe carrière et longe vie a Steven henry!

  2. Ricardolanglois

    5 avril 2020 at 4:15

    J’ai appris à mieux le connaître dans un resto l’automne dernier. J’ai vu en lui un frère d’arme un gars généreux qui vous écoute sans porter de jugement. J’ai connu son groupe Neuraxis du métal presque prog… une belle âme et un bon karma merci mon chum

  3. Geo Giguere

    5 avril 2020 at 8:55

    wow bien dit Ricardo je secoonde !

  4. larry todd

    5 avril 2020 at 9:50

    Excellent, j aime ce chic type, membres état-major du site, on c est également croisé a plusieurs reprise lors de shows a Montréal,, et bien quel pédigree, et c est fini …quel belle rétrospective, enfin j econnais Steven.. brova texte, montage..

  5. Nathalie Ruscito

    7 avril 2020 at 10:08

    Juste te dire que l’on t’aime de tout cœur mon tendre ami et que ce n’est pas surprenant que tu ailles une si longue route de parcouru puisque quand on t’a dans notre équipe on ne peut plus se passer de toi, toujours souriant, disponible pour tous et très professionnel, merci beaucoup de ta merveilleuse implication au sein de notre famille… longue vie à toi et parmi nous xx

  6. Geo Giguere

    8 avril 2020 at 1:59

    cest un honneur davoir un chic type aux multiples talents avec la Famille rock.

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